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Nationale

14 familles échappent à la mort dans l’effondrement de deux immeubles à Annaba

14 familles échappent à la mort dans l’effondrement de deux immeubles à Annaba

Deux bâtisses datant de la période coloniale et abritant 14 familles se sont effondrées dans l’après-midi de ce samedi  à l’ex-place d’armes à Annaba suite aux fortes pluies diluviennes et les vents qui ont sévit dans la région de l’Est.
Cet effondrement n’a fait heureusement aucune victime, mais les familles sinistrées sont aujourd’hui dans la rue, dans l’attente d’être secourues par les autorités publiques.

Ces familles occupant les deux immeubles ont, à maintes reprises, demandé leur relogement pour cause de danger, mais les services de la daïra les rassuraient quant à leur relogement sans que rien ne soit entrepris. Contactés, plusieurs d’entre ces familles ont déclaré unanimement au Jeune Indépendant : «Nous avons frappé à toutes les portes pour qu’il soit procédé à notre relogement, mais à chaque fois, nous n’obtenions que des promesses.

Si nous sommes encore vivants, pour l’instant, c’est parce que nous ne dormions que d’un seul œil. Nous sommes toujours aux aguets des dangers qui peuvent survenir à tout moment. Les services de l’APC sont venus avant l’effondrement pour constater le danger de l’écroulement des vieilles bâtisses mais rien n’a été fait. Ils n’ont fait que nous faire des promesses, sans plus».

En colère, les 14 familles ont décidé de manifester en barricadant la route menant aux services d’urgence du CHU Ibn Rochd et à l’hôpital avoisinant, réclamant la présence du wali d’Annaba. Sur les réseaux sociaux, les sinistrés ont publié des vidéos sur l’ampleur des dégâts et leur indignation face au comportement de l’administration locale.

Cet énième effondrement vient rappeler la série des catastrophes du même genre enregistrée par le passé au niveau de cette partie de la ville d’Annaba, qui attend depuis trop longtemps une sérieuse prise en charge. Il convient de rappeler qu’une partie de la vieille ville est classée monument historique car renfermant de nombreux sites historiques, témoins indélébiles de l’histoire de la Coquette.

Mais contre toute attente, la vieille ville n’a pas reçu les moyens nécessaires tant pour délocaliser entièrement ses habitants que pour réhabiliter ses sites classés monuments historiques. Bâtie sur une superficie de 15 hectares, l’ex-Bouna El-Haditha, appelée couramment «place d’Armes », cette ancienne cité compte 655 bâtisses, dont certaines conservent encore leur aspect architectural arabo-islamique



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