Education nationale  : Appel à restaurer le cycle primaire de six ans     – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Nationale

Education nationale  : Appel à restaurer le cycle primaire de six ans    

Education nationale  :  Appel à restaurer le cycle primaire de six ans    

Suite à la décision prise en 2021 par les autorités de supprimer l’examen de fin de cycle primaire, des voix s’élèvent et plaident pour la mise en place de mesures urgentes en vue d’améliorer le niveau de l’enseignement, jugé en baisse. Il est notamment question de réinstaurer le cycle primaire de six ans au lieu de cinq actuellement.

Mis en place à la faveur de la réforme du système éducatif de 2008, ce système, qui a fixé la durée de l’enseignement primaire à 5 ans, a, selon les associations des parents d’élèves, montré ses limites. Cette proposition est motivée, selon ces associations, par le constat fait par tous les acteurs du secteur de l’éducation sur l’incapacité des élèves à assimiler la grande quantité d’informations vu leur très jeune âge. 

En effet, ces élèves accèdent au cycle moyen avec de gros manquements en termes de lecture, de calcul ou d’écriture. Sur sa page Facebook, la vice-présidente de l’Association nationale des parents d’élèves, Fatiha Bacha, a encore une fois soulevé cette problématique, appelant à l’urgence de retourner au système de six ans au cycle primaire. 

La représentante des parents d’élèves estime qu’on devrait consacrer le programme des trois premières années à l’apprentissage et à l’acquisition des éléments pédagogiques de base, tels que l’écriture, les calculs et la lecture.  

Les matières de mémorisation devraient être incluses, par la suite, en forme d’activités pratiques. Fatiha Bacha plaide pour que l’école soit un espace d’épanouissement pour l’élève et non un endroit ennuyeux ou de pression. « Les programmes au niveau du primaire demeurent très condensés. L’élève n’arrive pas à assimiler le nombre de matières qui lui sont imposées. Comment peut-on évaluer les acquis des élèves dans cette situation dont ils souffrent énormément », a-t-elle précisé. 

Mme Bacha n’est pas la seule, d’ailleurs, à revendiquer le retour au système classique de l’enseignement primaire. Plusieurs syndicats de l’éducation se sont penchés sur cette question et ne cessent de réclamer un changement radical du programme scolaire.  

Le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), Boualem Amoura, a rappelé que l’obligation du retour au système de six ans au primaire est l’une des revendications du syndicat. Contacté par le Jeune Indépendant, le syndicaliste a expliqué l’importance de revenir à cette durée de l’enseignement au primaire puisque, a-t-il argué, le préscolaire n’est pas généralisé dans tout le pays et que les programmes sont très chargés. « Le retour à six ans d’enseignement au primaire est une revendication du SATEF que les parents d’élèves ont soutenu, et cela nous honore. Cela permettra d’étaler les programmes sur six ans au lieu de cinq ans », a-t-il précisé. 

D’où l’urgence, a-t-il dit, de réinstaurer le système classique car, selon lui, le niveau des élèves est faible et les programmes sont trop chargés. « C’est pour cette raison que nous avons, depuis plusieurs années, plaidé pour un retour à six ans d’enseignement afin de donner à l’enfant le temps et la possibilité de se perfectionner dans la lecture, l’écriture et le calcul », a-t-il fait savoir.

 Il a, à cet effet, appelé à revenir aux fondamentaux, l’objectif de fin de cycle primaire étant de savoir écrire, lire et compter. « Il faut réintroduire la dictée au primaire au lieu de leur bourrer le crâne avec des connaissances inutiles », a-t-il suggéré. M. Amoura a déploré le fait que « l’élève passe aujourd’hui à l’étape moyenne presque ignorant, impliquant des taux de redoublement élevés et des résultats catastrophiques en première année moyenne ».                                                     

Il convient de noter que les rapports établis chaque année par les acteurs du secteur de l’éducation, à l’instar des inspecteurs, des directeurs, des enseignants, des associations de parents d’élèves et des syndicats, durant   l’opération d’évaluation périodique de l’enseignement, mis en application en 2003, ont tous confirmé qu’il était temps de revenir à l’ancien système scolaire de six ans. Ces derniers ont même évoqué les retombées négatives engendrées par le système scolaire à cinq ans car le terrain a démontré que la majorité des élèves, si ce n’est pas la totalité, ont du mal à assimiler toutes les informations, en raison de leur très jeune âge.                                                                                     

Outre cette revendication, les parents d’élèves et le syndicat du secteur ne cessent de réclamer une révision du programme scolaire, notamment pour le cycle primaire. Ils attendent toujours ce déclic qui serait, selon eux, le point de départ pour une école moderne. Ils aspirent à des établissements scolaires où les enfants pourront acquérir le savoir, et ce loin de toute forme de perturbation. Les pédagogues et les spécialistes de l’éducation et de l’enseignement estiment que les programmes sont trop chargés et, par conséquent, fastidieux.

 

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email