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Nationale

Education : Grève nationale le 13 mars

Education : Grève nationale le 13 mars

Beaucoup d’organisations et de syndicats se sont précipités cette semaine pour annoncer leur adhésion au mouvement de protestation populaire qui s’est déclenché le 22 février dernier.

Les syndicats autonomes de l’éducation ont décidé de passer à l’action en appelant à une grève nationale le 13 mars.

Les établissements scolaires à travers le pays seront ainsi de nouveau perturbés. L’Intersyndicale de l’éducation, qui s’est réunie en session extraordinaire mercredi passé, a appelé à une grève nationale le 13 mars prochain dans les trois paliers éducatifs, primaire, moyen et secondaire. Ce débrayage sera appuyé par des marches pacifiques le même jour, avec pour point de départ les directions de l’éducation de l’ensemble des wilayas du pays. L’Intersyndicale de l’éducation, qui réunit six syndicats autonomes, a appelé les autorités à se montrer « réceptives » à l’appel de la population pour éviter un éventuel embrasement.

Dans ce sillage, elle a annoncé son boycott de l’ensemble des activités et réunions organisées par le ministère de l’Education nationale dans le contexte actuel. Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (Snte), l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), le Syndicat algérien des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), le Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), le Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (Cela) et le Conseil national autonome des personnels du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) avaient déjà initié une grève nationale de deux jours, les 26 et 27 février, engageant ainsi un véritable bras de fer avec la tutelle. Il faut rappeler que l’Intersyndicale de l’éducation nationale, qui avait répondu favorablement à l’appel au dialogue de la ministre, qui s’était traduit par des réunions bilatérales, a boycotté la dernière rencontre à laquelle a appelé la ministre la veille de la grève. La même organisation s’est félicitée par ailleurs du caractère pacifique qui a dominé les manifestations de rue organisées récemment, notamment celles ayant eu lieu dans la capitale le 22 février et le 1er mars.

Par ailleurs, les différents syndicats autonomes du secteur de la santé, à l’instar du Syndicat algérien des paramédicaux, Snapsy, Snechu, Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, Syndicat national des médecins généralistes de santé publique (SNMGSP) et Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), se sont réunis en intersyndicale mardi dernier et ont décidé de rejoindre le mouvement populaire pacifique lancé le 22 février dernier.

Par son communiqué, l’intersyndicale vise à attirer l’attention contre les conséquences qui découleraient du refus de répondre à l’appel du peuple et les risques d’embrasement pour l’Algérie, ainsi que l’importance de préserver le caractère pacifique des manifestations. Le Syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle (SNTFP) a annoncé également son adhésion au mouvement populaire pacifique. Dans un communiqué rendu public jeudi les travailleurs de la formation professionnelle déclarent n’épargner aucun effort dans le but de soutenir le mouvement populaire dans son caractère pacifique.

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