Économie, finance et gestion : Baddari appelle à adapter les formations
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a appelé, jeudi dernier, les cinq écoles supérieures spécialisées en économie, finance et gestion à adapter leurs formations aux mutations économiques, en intégrant davantage l’intelligence artificielle, la numérisation et l’analyse des données, tout en renforçant leurs liens avec les entreprises et le secteur financier.
Baddari a, d’emblée, déclaré que « l’économie constitue l’un des principaux moteurs pour la réalisation des objectifs du programme national de développement », lors de la réunion de travail qu’il a présidée, jeudi, au siège du pôle universitaire de Koléa, dans la wilaya de Tipasa, avec les cadres et responsables des cinq écoles supérieures spécialisées en économie, finance et gestion. La rencontre a porté sur le rôle de ces établissements dans l’accompagnement du développement économique national et sur l’évolution des formations face aux transformations qui touchent les métiers de l’économie, de la finance et de la gestion.
A cette occasion, le ministre a souligné que ces établissements sont « appelés à être au cœur de ce processus, à travers la formation de compétences capables de comprendre les mutations économiques, de prendre des décisions, de soutenir l’investissement et les entreprises, d’améliorer la compétitivité de l’économie nationale et de créer de la richesse et des emplois ».
Cette orientation implique une évolution des contenus pédagogiques afin de tenir compte des nouveaux outils et pratiques qui transforment progressivement les activités économiques. Dans ce cadre, M. Baddari a donné des instructions pour « moderniser la formation, intégrer l’intelligence artificielle, la numérisation et l’analyse des données ».
L’intégration de ces technologies devrait permettre aux étudiants de mieux maîtriser les outils désormais présents dans de nombreux secteurs, notamment pour l’exploitation des données, l’analyse économique, la gestion et l’aide à la décision. Pour les établissements spécialisés, il s’agit ainsi d’élargir les compétences enseignées et de préparer des profils capables d’évoluer dans un environnement économique de plus en plus numérisé.
En outre, le ministre a donné des directives pour la consolidation des relations avec le monde économique, appelant à « renforcer le partenariat avec les entreprises économiques et le secteur financier ». Ces liens contribueraient à favoriser une meilleure circulation des compétences et des connaissances entre les établissements d’enseignement supérieur et les acteurs économiques, tout en rapprochant les formations des réalités professionnelles.
Cette ouverture concerne également l’entrepreneuriat. M. Baddari a donné des instructions pour « développer l’entrepreneuriat et les start-up », en favorisant l’émergence de projets et la valorisation des compétences acquises par les étudiants, notamment dans les domaines de la gestion, du financement et de l’analyse des marchés.
La recherche scientifique constitue un autre axe de cette démarche. Le ministre a appelé à « orienter la recherche scientifique vers des solutions économiques appliquées », afin de rapprocher davantage les travaux universitaires des besoins du terrain et de renforcer les liens entre recherche, innovation et activité productive.