Ecole supérieure de la sécurité sociale : Un pôle de savoir et d’innovation
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saïhi, a effectué ce mardi une visite d’inspection à l’Ecole supérieure de la sécurité sociale (ESSS), dans le cadre du suivi de terrain des établissements relevant de son secteur. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des orientations du gouvernement, déterminé à moderniser la gouvernance du travail et du système national de protection sociale.
Dès son arrivée, le ministre a tenu à rappeler la place stratégique qu’occupe cette institution dans le processus de transformation du secteur. Affirmant que « l’Ecole supérieure de la sécurité sociale constitue un pôle d’excellence et un levier essentiel pour la modernisation du système national », il a salué la qualité du travail de formation et de recherche qui y est mené. Dans la logique du renforcement de la gouvernance publique et de l’amélioration continue de la qualité du service, M. Saïhi a relevé l’importance d’assurer un encadrement hautement qualifié capable d’accompagner les mutations sociales et économiques que connaît le pays. Il a souligné que « la modernisation des mécanismes de gestion passe par une meilleure articulation entre la formation académique et la pratique de terrain, appelant à un effort collectif pour rehausser le niveau d’expertise au sein des institutions du secteur.
Pour M. Saïhi, l’avenir de la sécurité sociale repose avant tout sur la compétence, l’innovation et la transparence. Mettant en exergue le rôle central de la formation continue et du développement des ressources humaines dans la réussite des réformes engagées par le gouvernement, il a déclaré que « notre mission est de garantir des prestations sociales de qualité, fondées sur la rigueur, la compétence et la proximité avec le citoyen ». Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer la numérisation des procédures, d’optimiser la gestion des données et d’améliorer la traçabilité des services rendus, autant d’éléments essentiels à la modernisation du système.
A travers cette visite, le ministre a tenu à réaffirmer l’engagement de son département à poursuivre la mise en œuvre de programmes ambitieux en matière de gouvernance, de formation et de qualité des services. Il a assuré que « l’objectif est de bâtir un système de sécurité sociale plus inclusif, plus efficace et plus équitable, au service du développement national », traduisant ainsi la volonté du gouvernement de « valoriser le capital humain et de renforcer la professionnalisation du secteur », tout en consacrant les principes de justice et de solidarité sociale qui fondent la politique nationale de protection.
Créée en 2014, l’Ecole supérieure de la sécurité sociale s’impose aujourd’hui comme un centre d’expertise et de savoir-faire en matière de gestion des systèmes de protection sociale. En une décennie d’activité, elle a vu se succéder dix promotions, formant un total de 640 étudiants, dont plusieurs ressortissants étrangers. Placée sous la tutelle administrative du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et la tutelle pédagogique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’Ecole supérieure de la sécurité sociale dispense un enseignement de haut niveau dans des domaines stratégiques tels que le droit de la protection sociale, la gestion des entreprises, les systèmes d’information et la transformation numérique, ainsi que le calcul des risques et la finance.
Ces spécialités, directement liées aux besoins des institutions de sécurité sociale, visent à former une nouvelle génération de cadres capables d’allier expertise théorique et compétence opérationnelle, dans une optique d’efficacité et de durabilité.
L’ESSS aspire à devenir une référence régionale et continentale dans le domaine du management de la protection sociale. Cette orientation s’appuie sur un accord de coopération signé en juin 2013 entre l’Algérie et l’Organisation internationale du travail (OIT), entériné par le décret présidentiel n°14-173. L’accord prévoit notamment la mise en réseau des compétences, la mutualisation des expériences et la contribution de l’Algérie au renforcement des capacités des pays du Maghreb et du Continent africain dans le domaine de la sécurité sociale. Une ambition que le ministre a saluée, soulignant qu’elle traduit la volonté du pays de partager son expertise et d’accompagner les pays frères dans la consolidation de leurs systèmes de protection.