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Op-Ed

E. B. H. I. C… CRAAG

La peur des Algériens a été dénonciatrice de la réalité de l’idée dont les pouvoirs publics se font de la communication. Dur de la cerner, cette communication, hors l’espace : avoir l’idée. Le flou.

Le culte de la fainéantise, celui du silence, aussi, habillent du ridicule un pays qui se veut au premier rang de la région sud de cette Méditerranée qui a osé chavirer ses ondes hier sans secouer Morphée et ses otages quelque part au CRAAG.

De la même façon qu’il a ses ronfleurs et ses sommeilleux, le monde a aussi ses chasseurs, ses cueilleurs, ses gardiens, ses vaniteux et ses envahisseurs. Ce petit club, qui ne dort jamais, ou presque, ce petit club restreint et astreint à l’intérêt de sa maison qu’il appelle la planète entière. Le monde du blanc qui génère ses nervures à travers des organismes transformés en tracts de batailles, qui font de nous autres des épigones bêtes et disciplinés. Une plèbe dont il maîtrise, dont il supporte, aussi, les pulsions tant que les intérêts sont, ne disons surtout pas sauvegardés, mais bien gardés par sous-traitance.

Qui détient l’information détient le pouvoir, dit-on ! Un adage quand bien même millénaire. Socle d’une nouvelle mutation équationnelle, le blanc a déduit que celui qui divulgue l’information préserve son pouvoir.

Sur le monde, cela va de soi. Pour la communication, le blanc fait, à raison et à notre tort, la pressante mission de la distiller dès qu’un évènement majeur se produit. En l’espace de deux semaines à peine, deux malheurs touchent le peuple algérien. Aux coordonnées C, un avion d’Air Algérie crashe, l’agence B du blanc l’annonce, le président H l’accapare et le Clark Gable, l’élu E de la mission « nationale », ministre des avions et des bus, des voitures, -des trains et des motos ? Aussi- fait son cinoche.

Devant les caméras de gags, il fait ses adieux au trophée enrobé dans un papier cadeau, enlaçant la boîte de Pandore retrouvée comme une maman le jour de l’Aïd. Le monde a dû bien se marrer ! Même la boîte dont il est question a été retrouvée par les nouveaux maîtres du désert, les chasseurs alpins qui jouent au père Noël chez nous touareg. Nous autres, nous ne trouvons rien, nous ne retrouvons rien. Nous ne disons rien même si la conscience impose le respect de la communication. De l’information. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. De la considération en oubliant, ne serait-ce que par moment, qu’entre le Nord et le Sud, nous ne partageons que la lettre I droit et droitement et accordé. Le Nord entend intérêt, nous n’entendons qu’ignorance.

Ne serait-ce que durant notre sommeil à condition que la bleue frisée, hérités de l’histoire que nous avons noyée en ses profondeurs, ne vienne pas nous le rappeler par sa dance matinale transcrite et diffusée par l’AP.
Il nous reste quelques lettres. E. B. H. I. C. dont l’anagramme donne un scrabble :
B. I. C. H. E.

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