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Culture

Du spectacle dans la rue

Du spectacle dans la rue

Le théâtre non conventionnel ou théâtre de rue aura la part belle lors de la huitième édition du Festival international de Béjaïa, animée jusqu’au vendredi 4 novembre prochain, avec la programmation d’une dizaine de spectacles en plein air sur un répertoire qui en compte 22 pièces.

La programmation de spectacles en plein air s’explique, selon le commissaire du Festival international du théâtre de Béjaïa, le dramaturge Omar Fetmouche, par le fait que cela relève de la philosophie du TRB (Théâtre régional de Béjaïa) qui s’inscrit dans une perspective de modernisation de son théâtre, en dehors des espaces traditionnels ».

Lors de sa rencontre avec la presse, il a précisé que sa volonté d’initier de nouvelles expériences, dans de nouveaux contextes à faire valoir en dehors de la forme de la représentation du théâtre qui, à ses yeux s’impose, est une forme de « soumission du spectateur, appelé en conséquence à prendre part et à réagir de façon active à ce qui lui est proposé ».

Toujours selon M. Fetmouche, rapporte l’Agence presse service d’Algérie, « le but du travail dramaturgique est de favoriser la proximité en plaçant le spectateur au centre du dispositif scénique », en mettant en évidence le thème générique de ce rendez vous, dédié au Théâtre et mythe en Méditerranée, dont l’expérience depuis l’antiquité est d’inspiration populaire, dans des espaces alternatifs et dans des situations de la vie quotidienne. En fort tchékovien, il estime aussi que « tout le théâtre devrait se faire en dehors du théâtre ».

Et pour en donner la mesure artistique et esthétique de ce genre théâtrale, il renvoie au moins à deux spectacles prévus lors de cette présente huitième édition, celui de la compagnie helvétique Mezza Luna : Gilgamesh. Il s’agit d’une épopée, la plus ancienne légende écrite.

Cette nouvelle création relève d’un poème couché sur douze tablettes vers 2300 av. J-C, il sera retrouvé par des archéologues anglais à la fin XIXe siècle au Nord de la Mésopotamie. Mezza Luna l’a monté en combinant le texte, à une musique originale et à des chants.

Guilgamesh est allé au bout de la terre, il est descendu au fond de l’océan, il a escaladé les montagnes à la recherche des secrets du monde. Il a rapporté de son lointain voyage par-delà la mer le récit des origines de l’humanité. Fatigué mais l’esprit en paix, il a gravé sur la pierre le souvenir de tous ses exploits. Cette huitième édition du Festival international, ouverte samedi dernier, verra la participation de 17 pays et 27 compagnies.

Le spectacle sera également ponctué par des hommages dont l’un à l’auteur Nabil Farés, et l’autre à Mohya le dramaturge d’expression amazighe. Il y aura aussi des ateliers de formation, notamment celui de la critique théâtrale au profit des journalistes.

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