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Culture

Du gharnati marocain animé par Bahaa Ronda et c’est tout !

Du gharnati marocain animé par Bahaa Ronda et c’est tout !

Au rythme de noubas andalouses, la seule troupe sous la direction d’Amine Doubi, déléguée par le royaume chérifien a animé la soirée inaugurale de la semaine culturelle du Maroc, dans le cadre de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe ».

Une semaine qui se limitera à en croire les manifestations annoncées à une exposition-photos sur les « Portes des casbahs ksour du Sud « , avant l’animation après-demain par un jeune chanteur, Ahmed Chawki de son nom, de la soirée de clôture. Un récital de poèmes a été toutefois donné plus tôt par deux poètes Mohamed Bechkar et Nabil Mounsir.

Un bien maigre menu que le chef de la délégation incombe au temps mais surtout au choix fait par le ministère marocain de la Culture de « mettre le paquet en 2016 lors des Journées culturelles marocaines prévues dans plusieurs villes « .

Selon M. El-Hassen Neffali, son pays a opté pour un concert andalou avec la chanteuse Bahaa Ronda et sa troupe de Rabat en raison, dira-t-il de la proximité du genre avec le gharnati et le malouf constantinois ; une expo-photos pour faire connaître un tant soit peu le patrimoine marocain au public algérien ; et, enfin, le passage lors de la soirée de clôture d’un jeune de la nouvelle génération « 

Il était tout de même utile d’oser un petit tour à la salle d’exposition où une vingtaines de photos accrochées sur trois façades devraient au moins renseigner sur quelque aspects de la vie des habitants des régions sud du Maroc.

Ainsi, on apprendra par le « guide marocain » que cette initiative vise à consacrer des aspects majeurs du patrimoine culturel rural des zones sahariennes du Maroc. Il s’agit, selon le représentant du royaume, des portes des kasbahs, des ksour et des igoudars (greniers collectifs) qui constituent des chefs d’œuvres de l’architecture vernaculaire et des éléments saillants de la culture matérielle et immatérielle amazighe des régions sud du royaume.

Ainsi, il nous précisera que les greniers collectifs connus en tamazight sous le nom d’igoudar, sont des entrepôts fortifiés occupant souvent le sommet des montagnes, et les falaises dominant les vallées et les villages.

La plupart du temps dotés d’une seule porte, ces greniers servent d’entrepôts de biens pour toute le village (récoltes agricoles, fruits secs, bijoux) ou encore quelques fois des bassins sont aménagés à l’intérieur des ces greniers pour la récolte des eaux pluviales en prévision des saisons arides

Pour les kasbahs et les ksour, notre interlocuteur nous dira que les premiers cités sont des demeures forteresses érigées dans les milieux stratégiques, et les seconds sont des agglomérations rurales qui prennent la forme de villages fortifiés, souvent entourés d’enceinte flanquées de tours et percées d’une à trois portes.

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