Du col de Tirourda à Tizi N’Kouilal: Le parcours féerique des randonneurs – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Du col de Tirourda à Tizi N’Kouilal: Le parcours féerique des randonneurs

Du col de Tirourda à Tizi N’Kouilal: Le parcours féerique des randonneurs

Splendeur, immensité, verdure à perte de vue, paysages à couper le souffle… Le Djurdjura ne livre ses secrets qu’à ceux qui osent l’arpenter. Le plaisir et la curiosité de découvrir ou de redécouvrir de près les monts de cette mythique montagne ont réuni un groupe hétérogène pour une randonnée pédestre d’un peu plus de huit heures. Du col de Tirourda, à 1 750 mètres d’altitude, au col de Tizi N’Kouilal, qui s’élève à une altitude de 1 560 mètres, les hôtes du Djurdjura ont escalader, avec un grand plaisir, ce parcours, cime par cime.
Reportage:

Vendredi 20 mai, rendez-vous est donné à 7 h00, à l’auberge des Jeunes de Aïn El-Hammam, par un groupe composé d’hommes et de femmes, de jeunes et de vétérans. Si pour certains c’est une randonnée découverte, pour d’autres ce n’est qu’une nouvelle ascension dans ces majestueux monts qui surplombent les wilayas de Tizi Ouzou sur la droite et la wilaya de Bouira sur la gauche.

Après un briefing de M. Bessalem, professeur de sport à la retraite et membre de l’association « Les Amis de la course à pied« , expliquant les commandements de cette randonnée et surtout les deux circuits prévus, les randonneurs, armés de leur sac à dos, de leur casquette et surtout de réserves d’eau, ont pris le chemin du Djurdjura en cette journée ensoleillée, qui annonçait une journée caniculaire. Arriver à Aïn Belli, une source d’eau issue de la fonte de la neige, le temps est venu pour faire le choix entre le circuit 1 «facile» et le circuit 2 «difficile». Le choix est vite fait pour certains randonneurs, lesquels optent pour le circuit «difficile», qui en vaut le coup selon les habitués.

Un briefing avant le départ

Les aventuriers, répartis en deux groupes, se séparent après avoir fixé le point de chute. Une trentaine d’entre eux font le choix du circuit difficile de niveau 4 à 5, surnommé «le chemin des cimes», d’environ 30 kilomètres, pour tenter de découvrir ces majestueux paysages qu’offre cette partie du Djurdjura. «C’est parmi les plus beaux circuits du Djurdjura», selon Hakim, l’un des guides et un habitué des lieux.

«Je l’ai fait plusieurs fois, toujours sans lassitude. A chaque fois, j’ai le sentiment que c’est la première fois. C’est un réel plaisir», a-t-il fait savoir. Sofia, pour sa part, le découvre pour la première fois. Profiter de la nature en cette journée printanière l’a motivée. A 8 h, l’aventure commence, alors que sur le chemin, les entraînements ont déjà commencé pour les participants au Trail international d’Azrou N’Thor, prévu pour le 27 mai. En file indienne, conduite par deux guides, les randonneurs ont hâte de découvrir ce que cachent les grands monts du Djurdjura qu’ils contemplaient, jusqu’à ce jour, de loin.

Dans le groupe, tout le monde est prévenu de la nécessité de disposer d’au moins deux litres d’eau car seulement deux fontaines se trouvent sur l’itinéraire.

A quelques mètres du point de départ, un vent frais souffle en cette journée caniculaire, en guise de bienvenue au «paradis». A fur à mesure, le Djurdjura «dessine» un paysage encore plus beau que celui contemplé juste avant. Féerique ! Sur le chemin, les randonneurs croisent des troupeaux de vaches, en transhumance vers les pâturages d’été. Ces dernières scrutent les passagers comme si elles se demandaient ce que faisaient ces randonneurs sur leur territoire. Mais les passagers tâchent de ne pas troubler leur quiétude.

La randonnée croise le chemin de celui des vaches en transhumance

A Thizi Nath Ouabane, on prie pour le retour des exilés
Chemin faisant, les visiteurs du Djurdjura découvrent des endroits paradisiaques que la nature a su préserver. Des paysages merveilleux, autant les uns que les autres, se dévoilent au fur et à mesure que les randonneurs avancent dans leur parcours. Ces paysages paradisiaques sont capturés par les objectifs des smartphones.

Chaque endroit, chaque coin a une histoire, une signification. A Thizi Nath Ouabane, qui surplombe le village Atn Oubane, un village de la commune d’Akbil cerné de cèdres, les villageois ont protégé leur territoire des feux de forêts de l’été dernier grâce à une mobilisation citoyenne qui a duré 72 heures. Selon la légende locale, on y prie pour le retour des exilés et on y fait des vœux qui ne peuvent qu’être exaucés, Les femmes de ce village se rendaient périodiquement à cet endroit, aménagé par la nature, pour y exprimer tous leurs vœux et souhaits.

Solidarité et respect de l’environnement
Des vues panoramiques se succèdent sur le chemin. Des haltes de quelques minutes seulement sont marquées pour reprendre son souffle mais aussi prendre une photo de groupe pour immortaliser chaque instant.

Une nature intacte

Midi passé de quelques minutes, une pause-déjeuner s’impose au lieudit Agni Lehwa. Sous un cèdre millénaire avec un grand tronc, qui sert de toit à cette heure où le soleil est au zénith et le thermomètre affiche au moins 30 degrés Celsius, les randonneurs partagent généreusement leur repas.

Après un moment de détente, accompagné d’une musique relaxante, il est temps de reprendre l’aventure. En sus de partager leur expérience, les guides, qui semblent passer au peigne fin le Djurdjura, accompagnent les randonneurs, notamment dans les passages les plus rudes. A chaque instant, ils s’assurent de l’état physique de chacun des participants mais aussi de ne rien manquer, surtout d’eau. Les participants tâchent surtout de ne laisser aucune trace sur leur passage. Aucun déchet n’est jeté au sol. Pas question de polluer cet environnement sain.

Du repos avant la reprise

Aux environs de 16 h, les deux groupes se retrouvent au bord d’une fontaine qui dégage de la fraîcheur. Son eau est parmi les meilleures, selon Karim, qui a sillonné plusieurs montagnes de Kabylie. Après une pause musicale, le temps est venu de continuer les quelques mètres qui restent à parcourir pour atteindre Tizi N’Kouilal. Les participants sont unanimes : l’expérience était formidable mais, surtout, ça ne sera certainement pas la dernière aventure.

Le Dr Ould Oulhadj, un habitué, affirme que c’est avec le même plaisir qu’il participe à ces randonnées pédestres. Dahbia et Emelie, deux étudiantes et joueuses de football, sont aussi satisfaites de cette expérience. Quant aux habitués de la marche en montagne, ils ne comptent pas mettre fin à cette perpétuelle aventure. Le rendez-vous est déjà donné pour de nouvelles aventures !

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