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Droits de l’Homme : Le Sahara occidental continue d’enregistrer de graves violations

Droits de l’Homme : Le Sahara occidental continue d’enregistrer de graves violations

La situation des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental continue, 46 ans après la création de la République sahraouie, d’enregistrer des violations de plus en plus graves, à la lumière de la poursuite de la politique du Makhzen dans sa perpétration des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et de génocide, contre les civils sahraouis.

Les événements récents que la ville occupée de Dakhla a connus sont une preuve évidente des reculs dans le domaine des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés, et suscitent une grande inquiétude parmi les organisations internationales de défense des droits de l’Homme rejetant les pratiques répressives du Makhzen, qui vont à l’encontre du droit international.

Dans son évaluation de la situation générale des droits de l’Homme dans les zones occupées du Sahara occidental, le président de la Commission nationale sahraouie des droits de l’Homme, Aba Salek al-Hissen s’est interrogé sur la possibilité de parler des droits de l’Homme et des peuples au Sahara occidental, “en présence d’une occupation étrangère brutale et oppressive qui ne respecte aucun pacte, aucun accord et aucun protocole liés à la structure internationale des droits de l’Homme”.

“En plus du blocus sécuritaire et policier imposé aux villes sahraouies et de l’interdiction faite aux délégations d’observateurs internationaux d’y entrer, nous enregistrons ces jours-ci d’une manière très dangereuse, les actions du régime du Makhzen pour réprimer les manifestations pacifiques, mais le plus dangereux de cela, est de viser le citoyen dans son identité et sa culture, en imposant des rituels marocains étrangers, en interdisant les symboles de l’identité nationale sahraouie et en confisquant biens et terres dans les villes occupées”, a déclaré Aba al-Hissen.

Plus de 400 civils sahraouis disparus, des dizaines assassinées

“Par exemple, les huttes sahraouies, ou ce que les Sahraouis appellent localement baraques, ont été attaquées de manière violente dans des zones bordant l’océan Atlantique exploitées par des marins et des amateurs de pêche traditionnelle sahraouis, qui sont minoritaires dans leur pays d’origine, contre des milliers de colons marocains à qui l’administration du Makhzen offre toutes les facilités pour harceler les Sahraouis et les empêcher de pêcher”, a-t-il expliqué.

Le responsable a souligné que les forces d’occupation marocaines ont récemment confisqué des terres appartenant à des Sahraouis, avec l’objectif malveillant de les faire passer pour une forme d’investissements suspects avec des pays étrangers, surtout après la normalisation avec l’Entité sioniste.

Dans ce contexte, il a recensé les crimes de disparition forcée qui s’inscrivent dans le cadre du nettoyage ethnique, notant “plus de 400 cas de civils disparus dont le sort est inconnu à ce jour et des dizaines de civils sahraouis assassinés par balles par les services de sécurité marocains, en plus des souffrances continues des détenus politiques sahraouis à l’intérieur des territoires occupés, sans oublier l’interdiction aux observateurs internationaux, médias et organisations de défense des droits de l’Homme d’y entrer, d’enquêter et de voir la réalité de la situation”.

Le responsable sahraoui n’a pas manqué d’évoquer, en outre, la situation de la famille Khaya à Boujdour occupée, qui vit sous blocus depuis plus d’un an, et ce que subissent les deux filles, Sultana et El Waara.

Cette situation explosive – ajoute Aba al-Hissen – “a provoqué des manifestations pacifiques, réprimées par les forces du Makhzen, et plusieurs blessés graves ont été enregistrés parmi les manifestants, ce qui constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et de la Quatrième Convention de Genève en particulier”.

Par ailleurs, le responsable sahraoui a critiqué le silence et l’inaction de la communauté internationale face à la gravité de la situation dans les villes sahraouies occupées, en présence d’une mission onusienne (Minurso) qui “joue le rôle de témoin muet, car elle n’a pas l’autorité pour surveiller la situation des droits de l’Homme dans la région, malgré les appels et demandes répétés des organisations et instances internationales dans le domaine des droits de l’Homme et des peuples”.

Il a également mis en garde contre la “situation dangereuse qui prévaut dans les zones occupées” et tenu la puissance occupante “pleinement” responsable de la vie des civils sahraouis qui font l’objet d’une répression “aveugle” dans la ville de Dakhla, exprimant sa condamnation du siège abjecte imposé à la famille Khaya.

Le chef de la Commission nationale sahraouie des droits de l’Homme a lancé un appel aux Nations unies, au Conseil de sécurité, au Haut-commissariat aux droits de l’Homme et au Comité international de la Croix-Rouge, leur demandant d’agir en urgence et d’assumer leurs responsabilités pour leur contribution à encourager l’Etat occupant à commettre davantage de crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité. 

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