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Culture

Droit à la justice, à la dignité, à la liberté

Droit à la justice, à la dignité, à la liberté

Avec les restrictions budgétaires, la durée des festivals nationaux et internationaux a été réduite cette année. Le Festival international du film engagé d’Alger est privilégié.

Cet événement culturel, très attendu par les cinéphiles, garde le nombre de ses journées qui ont été fixées à huit, englobant ainsi un week-end complet.

Lorsque l’on a assisté au premier film, ce vendredi, captivé par l’intensité émotionnelle éprouvée, il est très difficile de résister à l’envie de voir l’ensemble des productions cinématographique programmées dans ce festival.

Ce premier film avec pour titre, the Birth of a nation, ( la naissance d’une nation), reste en effet ancré dans la mémoire par la puissance de ses images et la force des idées véhiculées. Le thème se rapporte au droit des populations noires d’Amérique du Nord , au début des années 1800, à la justice, à la dignité, à la liberté.

Ce film reflète la situation endurée par le peuple algérien au cours de la nuit coloniale et c’est parce que l’on s’identifie aux événements décrits dans le film que le récit devient plus captivant.

Le héros de ce film peut être comparé facilement à nos fiers résistants durant toute la nuit coloniale, de Mokrani ou de Bouamama, jusqu’à nos glorieux chahids de la guerre de libération nationale.

C’est le même esprit de sacrifice total de leur part et de l’impitoyable férocité de la répression coloniale avec son armée dévastatrice et ses colons inhumains.

Le message véhiculé par le Birth of a nation, c’est le triomphe des causes justes. L’Algérie a eu son indépendance et l’Amérique du Nord a eu, pour la première fois de son histoire, un président noir.

Mercredi, ce droit à la dignité, à la liberté, à la justice est Présent dans ce festival du film engagé d’Alger avec un documentaire retraçant la lutte du peuple sahraoui pour le recouvrement de sa souveraineté. C’est le droit des peuples mais aussi celui des personnes soumises à des contraintes imposées par les traditions ancestrales. 

Un film retrace le destin malheureux des femmes dans certains pays arabes et musulmans. Elles sont mariées alors qu’elles n’ont pas encore atteint l’adolescence. C’est ainsi qu’une fille se présente au tribunal demandant le divorce.

Ce qui choque, c’est que cette personne n’a que dix ans. Le film est tourné au Yémen et a pour titre « Je m’appelle Nédjoua, j’ai dix ans et je demande le divorce ». Ce même esprit de défense des causes nobles se retrouve dans les thèmes des pays participants à ce festival des journées du film engagé.

L’oppression n’est pas seulement dans les pays du tiers-monde mais aussi avec plus d’acuité dans les pays développés où les cinéastes n’hésitent pas à dénoncer des injustices et des atteintes aux droits de l’homme.

C’est pourquoi il faut trouver le temps pour ces films projetés à El Mougar et à la cinémathèque, d’autant plus que l’entrée est gratuite et que les projections continuent jusqu’ à ce jeudi, dernier jour avec la distribution des prix pour les meilleurs films.

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