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Energies

Sonatrach prévoit un investissement de 40 milliards de dollars

Sonatrach prévoit un investissement de 40 milliards de dollars

Le groupe pétrolier Sonatrach envisage un investissement de pas moins de 40 milliards de dollars à l’horizon 2025. Les perspectives liées à ce programme quinquennal ont fait l’objet d’un message adressé par le président-directeur général, Toufik Hakar, aux travailleurs de Sonatrach à l’occasion du nouvel an 2021.

Il a affirmé que l’année financière écoulée a pu, en dépit d’une double crise économique et sanitaire, réaliser «des résultats positifs». «Notre programme d’investissement pour les cinq prochaines années est d’une valeur de 40 milliards de dollars, sachant que l’intégration de la production locale dans les activités du groupe constitue un axe stratégique dans ce programme», a indiqué ce vendredi  M. Hakar. Affichant un ton «optimiste», le patron de l’entreprise publique des hydrocarbures a affirmé la volonté «palpable» de Sonatrach quant à la consécration d’une approche complémentaire entre les entreprises nationales impliquées dans la réalisation des projets.

Concernant les activités opérationnelles, M. Hakar prévoit une croissance dans la production et les ventes pendant l’année 2021 grâce à la mise en service des sites gaziers et pétroliers de Kassi E-Touil (Hassi Messaoud) et Hassi Bir-Rekayez, dans le bassin de Berkine, ainsi qu’à l’augmentation de la production enregistrée dans le site gazier de Tinrhert, dans le bassin d’Illizi. Ce dernier, rappelons-le, a vu en 2018 la mobilisation d’un montant d’investissement de 250 millions de dollars, avec pour objectif de porter la production du site de 5 à 10 millions de mètres cubes/jour en 2020.

Selon les assurances de M. Hakar, la compagnie pétrolière continuera à répondre aux besoins accrus du marché national censés s’élever à 70 millions de tonnes d’ici 2024, notamment après la mise en service des nouveaux sites dans le sud-ouest et le sud-est du pays. Evoquant l’année financière 2020, le même responsable n’a pas manqué d’exprimer son «satisfecit», notant qu’en dépit des répercussions sévères de la double crise économique et sanitaire, Sonatrach s’attend à un bilan plus au moins «positif et bénéficiaire».

«Les résultats positifs concrétisés sont les fruits des efforts consentis par tout le personnel de Sonatrach», s’est-il réjoui. Il a toutefois rappelé que l’entreprise a été impactée significativement, notamment dans les délais de réalisation des projets, et ce en raison des restrictions imposées dans le cadre du dispositif de la lutte contre la Covid-19. Selon lui, les contraintes sont relatives à la circulation et au déplacement des personnes ainsi qu’aux activités de transport et de construction, particulièrement durant le premier semestre de 2020.

Malgré ces conditions, a souligné le P-DG, le groupe a pu réaliser 18 nouvelles découvertes avec une moyenne de réussite qui dépassera de beaucoup les résultats de l’année 2019, ajoutant que le bilan de cette année a vu également l’engouement des partenaires étrangers dans le domaine minier. Par ailleurs, le bilan de Sonatrach de l’exercice en question s’est soldé par la signature de plusieurs conventions et mémorandums ainsi que par le renouvellement d’autres conventions conclues dans secteur gazier avec des partenaires italiens et espagnols, a précisé la même source. On cite, à ce titre, la signature d’un contrat pour la réalisation d’une nouvelle raffinerie à Hassi Messaoud, en sus de celles déjà existantes.

Ce qui permettra, a prédit M. Kakar, de réconforter davantage les capacités du groupe destinées à satisfaire la demande nationale en termes de carburant. Pour rappel, l’année 2020 a été aussi pour Sonatrach celle «d’une grande opération d’assainissement et de remise en selle». Des décisions qui s’avéraient, de l’avis des spécialistes, plus que nécessaires au vu du poids de l’héritage laissé par l’ancienne administration du groupe, très compromettant pour l’avenir du leader pétrolier en Afrique.

Ainsi, la direction de Sonatrach a procédé l’été dernier, sur instruction du président de la République, à un profond audit dans l’ensemble du patrimoine et des structures SH. Cette démarche visera en priorité le passage d’une gestion classique anachronique à une comptabilité analytique saine. Il est question aussi de réduire le nombre de ses représentations à l’étranger ainsi que celui des postes de responsabilité qui ne toucheront pas au rendement et à la rentabilité de l’entreprise.

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