Drame secret du baccalauréat : confiné pour concevoir les sujets, il apprend la mort de son fils 21 jours après
.Le secteur de l’éducation est en deuil face à un drame inédite. M. Abdelkader Boussif, inspecteur de langue arabe et membre de la commission nationale chargée de concevoir les sujets du baccalauréat, vient de découvrir une terrible réalité : le décès de son jeune fils, survenu 21 jours plus tôt, alors qu’il était lui-même soumis au secret le plus total.
Pour sanctuariser la confidentialité des épreuves et parer à tout risque de fuite, la réglementation impose aux concepteurs un isolement d’une rigueur absolue. Durant cette période, ces hauts fonctionnaires sont littéralement coupés du monde, privés de tout contact extérieur et de tout moyen de communication, qu’il s’agisse de téléphones ou d’un accès à Internet.
C’est précisément au cœur de ce huis clos réglementaire que le destin de cette famille a basculé. Le jeune Mohamed Esseddik Boussif a tragiquement perdu la vie dans un grave accident de la route. Pourtant, en vertu du protocole de sécurité inflexible de la commission — jugé supérieur à toute autre considération pour préserver une mission d’intérêt national —, l’information est restée sous clé. Rien ne devait filtrer.
Ce n’est qu’au terme des examens, une fois les portes du centre de haute sécurité enfin rouvertes, que l’inspecteur Boussif a été brutalement rattrapé par le deuil. Une tragédie humaine qui pose aujourd’hui, en filigrane, la question des limites de l’inflexibilité administrative face aux drames familiaux.