Dr Abdelkader Amimer : »La sensibilisation aux dangers des technologies est la base de la lutte contre la cybercriminalité »
L’Association des journalistes et correspondants de la wilaya de Blida, lors d’un forum à l’occasion de la Journée nationale de la presse, a organisé un colloque scientifique sur la sécurité de l’information, entre enjeux et défis, animé par le professeur universitaire et avocat, le docteur Abdelkader Amimer.
Ce dernier a souligné, dans son intervention, que la sensibilisation aux dangers de l’utilisation abusive des technologies modernes est la base de la lutte contre la criminalité informatique. Il a ajouté que la sensibilisation des gens aux dangers des technologies modernes pour leurs biens et leur vie personnelle est le meilleur moyen de se protéger contre la criminalité liée à l’information.
Le Dr Amimer a indiqué qu’il faudrait qu’il y ait une culture de la sécurité de l’information, une étape importante pour la lutte contre la criminalité informatique. Il a, par ailleurs, souligné le rôle de la société civile dans la lutte et la réduction de cette criminalité à travers des campagnes de sensibilisation, et ce en s’engageant dans ce domaine important qui constitue une menace pour la vie des individus et des sociétés, ajoutant qu’une mauvaise utilisation des appareils électroniques et de l’internet, sans réaliser leurs risques, expose les gens à la criminalité de l’information, y compris l’extorsion et la demande de rançon pour les institutions économiques et les hommes d’affaires.
L’interlocuteur a expliqué que l’un des obstacles à la cybercriminalité est le manque de dénonciation, en particulier lorsque les institutions économiques sont exposées à l’extorsion et au paiement de rançons électroniques. Il a souligné que le cybercriminel est récidiviste et revient constamment au crime. Dans le même contexte, le conférencier a appelé à la formation de cadres spécialisés dans la sécurité de l’information au niveau des institutions. Ces derniers seront spécialisés dans la lutte contre la criminalité informatique et la recherche de moyens de protéger l’information.
D’un autre côté, le Dr Amimer a expliqué que le crime de l’information a des particularités par rapport au crime traditionnel. L’une de ses particularités c’est qu’il s’agit d’un crime très facile pour lequel l’auteur n’a besoin que d’un ordinateur, et il ne laisse pas de traces. Pour rappel, la première référence à la criminalité informatique en Algérie remonte à 2003 concernant le droit d’auteur et les droits voisins, et l’Algérie a également promulgué plusieurs lois liées à la lutte contre ce type de criminalité.