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Nationale

Dlamini : «La décision finale sera communiquée au Maroc après le sommet»

Dlamini : «La décision finale sera communiquée au Maroc après le sommet»

La présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dlamini Zuma, a informé jeudi dernier le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, que la demande du Maroc « a été mise sur l’agenda du sommet au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement et que la décision finale sera communiquée au Maroc après ce sommet, prévu les 30 et 31 janvier », selon le communiqué de l’Union africaine. 

Lors de cette rencontre, il a été question de l’état d’avancement de la demande du Maroc de réintégrer l’UA après avoir adopté l’Acte constitutif de cette organisation. Le communiqué a bien fait de mentionner « l’état d’avancement » et non pas le retour définitif du Maroc au sein de l’UA. Le texte est suffisamment explicite.

Le Maroc a demandé à l’Union africaine sa réintégration sans condition. L’Union africaine, suivant le protocole, a écrit à tous ses pays membres pour recueillir leurs avis sur cette question. L’adhésion du Maroc n’est donc pas inscrite à l’ordre du jour de ce 28e sommet comme mentionné par les officiels marocains.

La demande sera examinée par les chefs d’Etat et de gouvernement durant le sommet et une réponse définitive sera donnée après les travaux de la rencontre qui s’ouvriront aujourd’hui. Un vote des chefs d’Etat africains devra confirmer aujourd’hui si oui ou on la demande est acceptée. Ainsi, la présence du roi du Maroc au sommet n’est pas acquise.

Le drapeau marocain ne flottera pas encore dans l’enceinte de la salle des conférences. Son éventuelle adhésion sera examinée lors d’un prochain sommet à une date qui sera déterminée à l’issue de celui-ci. Son déplacement à Addis-Abeba n’est qu’une autre manœuvre de plus à mettre à l’actif de ce pays habitué à ce genre d’éclat. La campagne médiatique faisant croire au retour du Maroc à ce sommet n’est que pure affabulation.

Pour faire bonne figure, le roi a invité hier certains chefs d’Etat, tous issus de la CEDEAO, très proche des thèses françaises, à un dîner dans un grand palace de la capitale éthiopienne pour continuer son travail de division. En effet, le prochain président en exercice de l’UA sera la guinéen Alpha Condé, qui sera investi à l’issue de ce sommet en remplacement du Tchadien Idriss Deby.

Les pays anglophones ainsi que l’Algérie ont décliné cette invitation. Ce 28e sommet des chefs d’Etat, qui a pour thème : « Exploitation du dividende démographique en investissant dans la jeunesse » revêt beaucoup d’enjeux. Cette session, en elle-même, est différente des autres parce qu’elle va permettre le renouvellement du bureau exécutif de la Commission et l’élection du président ou de la présidente de la Commission de l’Union africaine qui va succéder à Mme Dlamini Zuma.

Les pays membres de l’UA vont aussi procéder au renouvellement des 8 commissions techniques qui composent le bureau exécutif de la Commission de l’institution. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui représente le président Bouteflika à ce sommet s’est entretenu hier à Addis-Abeba avec le SG de l’Organisation des nations-unies, Antonio Guterres.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette rencontre, M. Guterres s’est félicité de la « coopération importante » qui existe entre l’Algérie et son organisation et qui touche à différents domaines comme les changements climatiques, le développement, de la paix et la sécurité.

Le SG de l’ONU a indiqué également avoir abordé avec Sellal « des préoccupations mutuelles » comme la situation au Mali, en Libye et la question du Sahara occidental : « Nous avons eu un échange de vues très important et très utile », a-t-il souligné. 

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