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Nationale

Djerad Premier ministre sous l’ère Tebboune: Un homme, un profil

Djerad Premier ministre sous l’ère Tebboune:  Un homme, un profil

La politique qui répond à la condition de pertinence est œuvre d’art, autant qu’elle fait connaître l’artisan. Très attendu sur la nomination d’un Premier ministre, le Président Tebboune vient de s’illustrer en la matière en choisissant, pour diriger son gouvernement, dans un contexte de crise, un homme qui répond à toutes les conditions politiques, sociales et humaines pour entamer, avec sérénité, le choix d’une équipe gouvernementale qui a déjà énormément de labeur à assurer.
Il faut noter, tout d’abord, la discrétion dans laquelle les démarches, les prises de contact, voire les discussions ont été menées, sans qu’aucune information ne filtre dans les médias ou ailleurs, empêchant ces interférences de saborder un processus sensible qui a besoin, pour arriver à son issue positive, de la plus haute confidentialité. De fait, bien des démarches de ce genre, mûrement réfléchies et portant sur des choix judicieux ont, à maintes reprises, fait les frais d’éventement avant l’heure, perdant du coup l’efficacité que leur annonce officielle aurait pu susciter, et pâtissant de réactions anticipées dont la démarche, pour l’importance qu’elle revêt pour le pays, aurait volontiers pu se passer. Un Premier ministre, c’est déjà un pas en avant dans le processus ardu de constitution d’un gouvernement qui reste à construire pièce par pièce, à défaut de pouvoir puiser dans un landernau politique souillé par des pratiques sordides et/ou peu orthodoxes, des profils prêts à l’emploi. Le citoyen, pour ne pas dire l’électeur, algérien est très exigeant, car meurtri, toutes ces dernières années, par des choix d’où des qualités fondamentales et fondatrices de la personnalité algérienne, ont été absentes, qui auraient pu constituer un critérium efficace dans le choix des hommes, au lieu que ce fut toujours et à chaque fois un clientélisme politique stérilisant qui sacrifiait la compétence et l’intégrité sur l’autel de la loyauté. Le Président Tebboune semble ici vouloir remettre les horloges à l’heure de cette approche principielle à travers laquelle les citoyens algériens qui l’ont élu à la Magistrature suprême sauront reconnaître une réponse intelligente à leurs attentes, en attendant mieux, en attendant plus, dans le cadre d’un processus qui aura eu, dès aujourd’hui, le mérite d’avoir bien commencé avec le choix porté sur un Premier ministre ayant des qualités plurielles dont celles, importantes, de la compétence et de l’intégrité. Le Premier ministre Abdelaziz Djerad s’est soustrait de la scène politique, des années durant, après avoir été à la présidence de la République sous Liamine Zeroual, pour se consacrer à une carrière d’universitaire en tant que politologue et ce, bien qu’il fût invité, de nombreuses fois, à s’intégrer dans les vies partisane et politique des vingt dernières années. Une attitude de réserve qui augure d’une personnalité désintéressée qui ne s’associe à rien sans que cela ne soit dicté par une conviction ou motivé par une question de principe. L’appel du devoir, conjugué certainement à l’idée forte que le profil du Président Tebboune augure d’une gouvernance sereine et implacablement tournée vers la mission d’extraction de l’Algérie du marasme politique dans lequel vingt années de gabegie l’ont plongée, a fait que Abdelaziz Djerad a accepté de remplir cette mission et devra, avec l’équipe qu’il va constituer dans les prochains jours, s’accommoder de défis multiples à la hauteur des enjeux que posent les crises en procès dans notre pays. 

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