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Nationale

Coût du transport maritime : «Un point noir»

Coût du transport maritime :  «Un point noir»

Assuré exclusivement par des opérateurs étrangers, le transport maritime coûte cher au Trésor public. «Un point noir», selon le Premier ministre, qui a inauguré ce lundi un nouveau navire destiné au transport de marchandises. L’enjeu est donc de réduire la facture de cette prestation de service pour préserver les ressources en devises.

En effet, Abdelaziz Djerad a qualifié de «point noir» les coûts et dépenses des services de transport maritime assurés par des opérateurs étrangers. Le marché du transport maritime de marchandises, faut-il le signaler, est dominé à 95% par des armateurs étrangers, selon les spécialistes.

Le coût, déjà élevé, de cette prestation de service a augmenté depuis la propagation de la pandémie de la Covid-19 qui a secoué le transport maritime de marchandises. Dans la perspective de réduire la facture de cette prestation de service, le Premier ministre a préconisé de recourir davantage à l’utilisation des moyens nationaux dans ce domaine. Cette orientation s’inscrit, a-t-il précisé, dans le cadre du «projet du gouvernement visant l’acquisition de navires de ce type».

La flotte algérienne de transport maritime s’est en effet renforcée par un nouveau navire Djanet, destiné au transport de marchandises, d’une capacité de 1 478 conteneurs, en faveur du groupe algérien de transport maritime (GATMA). Se fiant aux estimations des responsables du secteur, le Premier ministre a indiqué que les entreprises nationales sont en mesure d’atteindre un taux de couverture de 23, voire 30% dans le transport maritime national de marchandises.

Ce taux de couverture doit impérativement augmenter. Le ministre a souligné l’importance d’atteindre un taux de couverture de 50% à travers l’utilisation des navires algériens et, partant, atteindre l’autonomie nationale grâce aux cadres locaux formés dans le domaine maritime, y compris dans la maintenance.

Le Premier ministre a, en outre, évoqué le rôle de l’Algérie dans la région, soulignant la nécessité de «reprendre la place qui lui sied et son rôle dans le Bassin méditerranéen et dans l’économie régionale et mondiale». Cela se fera, a-t-il estimé, à travers ce genre d’opérations à même de réduire la facture de prestation de service auprès des opérateurs étrangers en matière de transport maritime.

Il a également évoqué les enjeux futurs en matière de navigation maritime nationale et les opportunités d’intensification des échanges commerciaux avec le partenaire libyen, notamment après sa rencontre avec le chef du gouvernement libyen d’union nationale, durant laquelle il a justement été décidé d’ouvrir une ligne maritime Libye-Algérie. Il a, dans ce sens, relevé l’importance de ces navires dans les relations commerciales entre l’Algérie et les pays maghrébins en particulier et africains en général.

Le navire Djanet est classé «navire vert», d’autant qu’il est doté de moyens et d’équipements sophistiqués conçus pour être respectueux de l’environnement. Un navire similaire de transport de marchandises va être réceptionné au cours de cette semaine et un autre pour le transport des voyageurs le sera au profit de l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV).

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