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Nationale

Djellab justifie l’abrogation des licences d’importation

Djellab justifie l’abrogation des licences d’importation

Le directeur général du commerce extérieur au ministère du Commerce, Saïd Djellab, justifie la décision du gouvernement d’abroger le dispositif de licences d’importation.

Pour lui, cette révision du dispositif de licences s’explique par plusieurs facteurs, dont l’installation dans le pays de plusieurs constructeurs automobiles et l’autosuffisance en matière de production de rond à béton et de ciment.

Il annonce que d’autres instruments appelés à se substituer au système des licences à l’importation sont sur le point d’être activés pour cibler d’autres produits. Ce responsable a toutefois admis l’effet positif du système des licences qui a permis de réduire sensiblement la facture des importations.

« Certes, le système des licences d’importation a permis de réguler le commerce extérieur en réduisant la facture des importations de façon substantielle », a-t-il déclaré sur les ondes de la Chaîne III lors de son passage à l’émission « L’invité de la rédaction ».

Chiffres à l’appui, il a tenu à rappeler les 3 milliards de dollars gagnés au profit de l’Etat en introduisant le système de licences pour l’importation des véhicules, du rond à béton et du ciment.

« Ce système avait été élargi à 22 autres groupes de produits, contribuant à faire l’économie de 2,3 milliards de dollars », a-t-il reconnu. Il a ajouté que la diminution progressive des importations a permis de réduire les dépenses d’achats de l’étranger, à 58 milliards de dollars en 2014, à 51 milliards en 2015, puis à 46 milliards en 2016, avant de baisser à 42 milliards durant les onze mois de 2017.

Quant à la suspension provisoire d’importation de 851 produits, annoncée mardi par le ministre du Commerce, l’hôte de la Chaîne III a assuré qu’une telle décision est une « mesure de sauvegarde », dont les effets vont avoir une valeur ajoutée locale destinée à une substitution des marchandises habituellement importées par des produits fabriqués localement.

Parmi les produits concernés par ces suspensions provisoires décidées, il a cité ceux agroalimentaires, les tracteurs et les moissonneuses-batteuses, les articles de céramique, les équipements de robinetterie et les produits plastiques. « Le but est de permettre aux industriels nationaux de consolider leurs investissements », a-t-il encore justifié.

Il a enfin relevé que l’ensemble de ce train de mesures a, jusqu’alors, permis de réduire le déficit de la balance des paiements de 17 milliards de dollars entre 2014 et 2015, de 17 milliards entre 2015 et 2016 et de 10 milliards pour la période s’étalant de 2016 à novembre 2017.

Djellab a réfuté l’idée selon laquelle la remise en cause du système des licences aurait été décidée en raison de « pressions » émanant des organisations patronales, dont le FCE. « En réalité, il s’agit seulement d’un changement de cap, dont la finalité est de remplacer les licences par des instruments plus adaptés », a-t-il expliqué.

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