Djamel Belmadi : « Qui a dit que nous étions favoris ?» – Le Jeune Indépendant
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Sports

Djamel Belmadi : « Qui a dit que nous étions favoris ?»

Djamel Belmadi : « Qui a dit que nous étions favoris ?»

Sereinement, plutôt calme contrairement à son habitude sauf sur l’affaire des Caf-Awards qu’il ne laissera pas passer en plaçant une pique à la presse nationale pour son traitement du cas Mahrez, le sélectionneur national a dit ses vérités quant au choix des noms avec lesquels il compte aller jusqu’au bout de l’aventure ivoirienne. Se gardant d’élever la barre trop haute. . .

C’est un Belmadi sûr de ses choix et bien campé sur ses convictions qui s’est présenté au dernier grand oral avant le départ pour le Togo où se déroulera, comme on le sait, l’ultime phase de préparation, avec deux tests amicaux, prélude aux grands débuts des Verts le 15 janvier face à l’Angola. Dévoilée au compte-gouttes aux yeux de l’opinion et à l’origine d’un début de polémique, la liste des « 26 » a bien sûr été différemment interprétée.

Ce à quoi, le driver des fennecs, toujours sûr de ses choix, a répondu sans faux-fuyants, la très attendue liste s’inscrivant en droite ligne des tendances confirmées d’ailleurs par les dernières rencontres (qualifications de la CAN et du Mondial 2026) qui en ont dessiné les contours, les noms avancés puis confirmés étant accueillis sans trop de surprise.

Prié de s’expliquer, notamment sur nombre de dossiers chauds, Belmadi a paru, encore une fois, serein dans une conférence de presse assez calme. Tour à tour et sans détour, il aura eu à convaincre l’auditoire.

D’abord s’agissant des chances de l’Algérie dans un tournoi aussi difficile et où rien n’est acquis à l’avance, les pronostics tout sauf évidents même si les Verts (ce n’est pas lui qui le dit et infirme même) figurent parmi « les favoris au sacre final. » Vrai ou faux ? « Nous y allons, c’est sûr, pour jouer les premiers rôles et défendre crânement nos chances.

Nous essayerons d’aller le plus loin possible. Pour vaincre tout simplement. » Pour rappeler que, tant pour lui que pour son équipe, depuis qu’il est là, l’objectif n’a pas changé : « Viser toujours plus haut. »  Précision, il nuance que « nous ne sommes pas favoris, car il y a une forte concurrence. Beaucoup de sélections qui ont cette ambition de succéder au Sénégal. Dont le Sénégal lui-même. » Des mots forts pour mettre à l’abri de la pression, ce groupe qui lui « rappelle celui de 2019 en Egypte ?» Peut-être mais ce rappel historique signifie que cette équipe a de l’ambition. Capable de réaliser l’exploit et remettre le football algérien, on l’espère, sur le toit de l’Afrique comme il y a cinq ans.

Les Fennecs favoris alors ? Indirectement, il confirme qu’« ils ne figurent pas dans le lot .» Avis donc aux amateurs et autres bookmakers mais on sent, comme avant l’expédition aux pieds des Pyramides où personne ne les attendait, qu’ils en veulent terriblement. En tout cas prêts à relever le défi et à nous faire revivre les nuits de folie populaires vécues juste après le coup de sifflet final de l’arbitre et la victoire (1-0) contre les « Lions de La Teranga. »  De bon augure.

Rien à voir (on croise les doigts) avec la double désillusion CAN au Cameroun (sortis dès le premier tour) et Coupe du Monde au Qatar (amère élimination contre le . . . Cameroun en Algérie qui plus est), même si « la lutte », dira-t-il, sera « acharnée contre par exemple le Maroc, la Tunisie, l’Egypte, le détenteur en titre le Sénégal et le pays organisateur, la Côte d’Ivoire, que j’estime être les mieux placés. » Il évoquera par ailleurs, et c’était inévitable, certains sujets « sensibles » liés, on le devinait au départ, aux grands retours du trio Belaïli- M’Bolhi- Bennacer absents pour diverses raisons et figurant finalement dans la liste des partants au même titre que les Slimani, Aouar ou Atal, en manque de temps de jeu ou à la forme déclinante mais qu’il estime en mesure d’apporter le plus escompté dans un tournoi des plus relevé.

Avec un groupe alliant l’expérience et la jeunesse de joueurs talentueux qui vont découvrir le prestigieux tournoi continental, tout reste possible pour confirmer des ambitions désormais en nette hausse. En attendant le grand jour, le stage prévu au Togo, avec deux rencontres amicales, contre le pays hôte et surtout celui contre le Burundi, devant être mis à profit, indiquera-t-il enfin, « pour nous fixer et nous rapprocher du onze- type qui pourrait disputer le match d’ouverture contre l’Angola ».

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