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Nationale

Djaballah critique certaines candidatures

Djaballah critique certaines candidatures

La candidature de certaines personnalités considérées comme les symboles de l’ancien régime aux prochaines présidentielles, suscite un tollé tant au sein du Hirak que chez quelques partis politiques.

La réaction était ce samedi celle du président de Front de la Justice et du développement (FJD), Abdallah Djaballah, qui a estimé que la participation de quelques personnalités apparentées au système contesté a provoqué le mécontentement et la colère du peuple. Et de déclarer à ce titre : « Nous avons noté quelques remarques concernant l’ouverture de la participation aux élections présidentielles à des personnalités qui ont gouverné par le passé, et le peuple s’est révolté contre eux ». Le chef du parti El-Adala est allé encore plus loin en s’interrogeant sur le prétendu caractère « intègre et transparent » de ces échéances avec la présence de ces têtes. Le chef islamiste a estimé que la participation de ces symboles n’augure rien de bon quant à la transparence du scrutin du 12 décembre prochain. Selon ses assertions, la transparence brandie comme un slogan est un mot vidé de son sens. Tout en soulignant que sa formation politique ne croit pas à l’exclusion, Djaballah voit qu’il est judicieux de « pénaliser » ceux qui ont été à l’origine de la souffrance du peuple et tout le désastre que vit le pays en ce moment et de leur interdire, carrément, de prendre part à une échéance conduisant à la magistrature suprême. Aussi, il a mis l’accent, lors de l’ouverture des travaux de la session extraordinaire du Madjlis Choura de son parti à Alger, sur « l’importance d’organiser une présidentielle libre et transparente afin que l’Algérie puisse sortir de sa crise ! ».

Par ailleurs, le chef d’El-Adala a rappelé son soutien à l’initiative des Forces du changement et à la plateforme de Ain Benian, qui selon lui, propose une solution où convergent les visions de plusieurs partis politiques, notamment ceux de la mouvance islamiste. Faisant observer que la rencontre du 6 juillet à Ain Benian a vu la participation de 900 personnalités politiques qui sont arrivées à une vision « consensuelle et mûre » à même de concrétiser les revendications populaires. Le Front, poursuit-il, a construit ses positions en fonction du mouvement populaire du 22 février dernier et réagit de façon à protéger les revendications du mouvement populaire jusqu’à sa satisfaction.

Djaballah a indiqué, dans la foulée, que le pouvoir ne croit pas que tous les événements que vit le pays depuis presque huis mois, sont bel et bien des signes d’une révolution en marche et que ce même pouvoir n’est pas sur la même longueur d’onde que le Hirak et son esprit. Ce « décalage politique », considère-t-il, complique la possibilité de trouver une solution consensuelle, expliquant que le slogan « Irhalou » veut dire que ce dernier « retire sa confiance de l’ancien régime et décide d’exercer sa souveraineté dans son pays ».

L’ancien fondateur des mouvements Ennahda et El Islah voit que cette révolution pacifique est différente des autres expériences vécues un peu partout dans le monde, car ses artisans sont dans leur majorité des jeunes qui ont usé des technologies de la communication pour s’ouvrir sur ce qui se passe dans le monde. Une telle révolution, prédit Djaballah, est irrépressible et ne pourrait être vaincue, d’autant qu’elle n’a pas de leader et une organisation qu’on ne peut dissoudre. En tranchant clairement sur la question de la participation de son parti aux prochaines présidentielles, Djaballah a indiqué cependant que son mouvement ne boycottera pas le scrutin.

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