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Nationale

Djaballah affiche ses propositions pour sortir de la crise

Djaballah affiche ses propositions pour sortir de la crise

Abdallah Djaballah campe toujours sur ses positions. Pour lui, le dialogue constitue la solution convenable à la crise que traverse le pays, et il doit être engagé avec l’institution militaire ou en désignant une personnalité civile crédible.

C’est ce qui ressort de l’intervention du président du parti du Front pour la justice et le développement (FJD), Abdallah Djaballah,ce lundi au forum du quotidien arabophone El Mihwar. Etant partie prenante dans l’initiative dite « l’alliance des Forces du changement » qui regroupe d’autres formations politiques de la mouvance islamiste et des personnalités nationales, le président du FJD a tenu à préciser que le rôle de l’armée consiste à « aider » dans la concrétisation de la volonté du peuple et pas à accompagner comme certains l’ont préconisé. Djaballah pense que l’accompagnement dans le changement pourrait engendrer une immixtion de l’armée dans les affaires politiques, chose que le peuple ne cesse de rejeter lors des marches hebdomadaires.

Sur l’objectif de cette instance transpartisane, le président du Front El-Adala a indiqué que cette « alliance » œuvre à élaborer et à proposer une feuille de route à l’effet de concrétiser les revendications populaires. Le contenu de cette feuille de route, dit-il, sera exposé lors d’une conférence nationale dont la date sera fixée prochainement. La participation des différents acteurs de la scène nationale est importante et permettra d’enrichir le débat autour des solutions possibles, mais les parties prenantes, dit-il, doivent jouir d’un haut degré de conscience favorisant l’intérêt du pays. Sur les détails de la proposition des « forces du changement », Djaballah réitère qu’une période provisoire est inéluctable pour préparer le terrain au changement démocratique réclamé haut et fort par le peuple. Et de donner plus d’explications sur la nature de cette période : « la période transitoire veut dire pour certains ‘’la constituante’’, ce qui a posé problème étant donné que ce mécanisme politique n’est pas le bon, du moins pour le moment. D’où le remplacement du mot « transitoire » par « provisoire ».

Sur la question de la division de l’opposition en deux courants, Djaballah tente d’expliquer : « Notre objectif au départ était de réunir les diverses obédiences idéologiques et politiques autour d’une vision consensuelle pour une plateforme qui pourrait satisfaire ce que le peuple réclame depuis le 22 février dernier. Mais nos partenaires sont libres d’adhérer ou non à l’initiative ».

La multiplication des initiatives, aux yeux de Djaballah, ne nuit en rien à la possibilité de trouver une solution adéquate au blocage politique actuel. Au contraire, estime-t-il, cela reflète l’intérêt que portent le peuple, son élite ainsi que la classe politique et autres acteurs au sort du pays et à sa stabilité.

Concernant les interpellations de plusieurs manifestants ayant brandi des emblèmes autres que le drapeau national lors du 18e vendredi des manifestations citoyennes, l’intervenant considère que « dans tous les pays du monde la liberté à des limites et les constantes de chaque peuple doivent être respectées, dont le drapeau national. Ces constantes, enchaîne-t-il, sont censées protéger l’unité de chaque peuple ». Néanmoins, il soutient la libération des 14 personnes mises avant-hier sous mandat de dépôt à la prison d’El-Harrach. Il faut dire que la situation de congestion politique que vit le pays depuis maintenant plus de quatre mois appelle la classe politique et tous les autres acteurs à mettre les bouchées doubles et à engager une course contre la montre afin d’aboutir à une rencontre d’envergure nationale, mais surtout avec des résultats positifs pour l’avenir de l’Algérie.

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