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Culture

Diversité de Amine Haouki

Diversité de Amine Haouki

Dans son concert à Alger de musique chaâbi, dans la soirée de ce samedi 23 janvier, à Ibn Zeydoun, le chanteur châabi Amine Haouki de Mostaganem a présenté un répertoire décliné en trois parties, rendu dans une ambiance conviviale.

L e public peu nombreux de la salle Ibn-Zeydoun de l’Office Riadh El-Feth aura assisté à un concert plein, livré en une heure de temps par Amine Haouki et ses sept musiciens virtuoses qui ont manié leurs instruments avec une grande maîtrise, réussissant à créer des atmosphères de fête.

Chaque partie du concert comprend une vingtaine de minutes, le répertoire diversifié étant constitué de textes de l’andalou, de hawzi et de madih. Muni d’un violon électrique, Amine Haouki a dans la première partie chanté les pièces Harq ed’dhana (n’çraf dans le mode ghrib), Menni bat (aroubi) et Ghazali ghazal (khlas dans le mode raml el maya).

Dans le hawzi, il s’agira de Ya hasra aâl’ezmane, Dami h’wit loghzal et Laqitouha fine. La dernière partie, réservée au madih sera rendue dans la délectation des sens, marquée par les youyous du public qui a accompagné l’orchestre, reprenant les refrains avec le chanteur tout en suivant la cadence des différents mouvements enchaînés en se balançant et en tapant des mains.

Allah Allah wersoul el hadi, Allah moulana et autres louanges seront exposées la clôture avec Bkaw aâla kheir – tradition oblige –, mais le chanteur sera rappelé par l’assistance pour entonner Al qahwa wel’lataye. Les sonorités denses de la mandole, des deux banjos, du violon alto, du qanûn et du piano, soutenus des rythmes des deux percussions traditionnelles, le tambourin et la derbouka, ont hissé le ton de l’orchestration, soutenant le chanteur dans ses interprétations.

Deux musiciens seront bien ovationnés par le public, Hassane Belkacem Benalioua au qanûn et Benabdellah Nedjar au piano qui se sont particulièrement distingué en exécutant deux istikhbar avec dextérité et une grande maîtrise technique.

Amine Haouki, surnommé Es’nay’âï (homme de métier) s’est intéressé à la musique andalouse dès son jeune âge, montrant ses capacités d’instrumentiste. Il a joué de la mandoline au sein de l’association Nadi El Hillel Ettakafi de Mostaganem. En 2002, il a intégré l’association Ibn Badja, aux côtés du chef d’orchestre Fayçal Benkrizi.

Il a alors excellé dans le jeu du violon et fait montre de grandes capacités vocales, avant de décider en 2006 d’entamer une carrière solo et produire depuis, six disques emprunts de variété du terroir dans le genre festif. La sortie de son dernier opus Laâroussa est imminente. 

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