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Nationale

Diversion marocaine

Diversion marocaine

Le Maroc s’en prend une nouvelle fois à l’Algérie en l’accusant d’exploiter la détresse des enfants des réfugiés sahraouis pour servir ses intérêts. En agissant ainsi, le royaume chérifien fait diversion sur le devenir du peuple sahraoui dont le sort est pourtant entre les mains des instances de l’ONU.

Dans son discours à Laâyoune, à l’occasion de la célébration du 40e anniversaire de la Marche verte, le roi Mohammed VI désigne nommément l’Algérie comme responsable de tous les maux. Il a focalisé sur la situation des réfugiés sahraouis dans la ville de Tindouf, à l’ouest du pays, en accusant l’Algérie de les avoir délibérément laissés dans la misère. En réalité, ce n’est qu’une parade de plus visant à détourner l’opinion publique marocaine et internationale sur la réalité de la question sahraouie, et une façon de camoufler les pantalonnades du roi.

Le Maroc prouve une nouvelle fois encore son incapacité à assumer ses engagements et obligations internationaux vis-à-vis du peuple sahraoui et de son territoire occupé. En effet, le roi s’en prend à l’Algérie en la désignant comme partie prenante dans un conflit qui n’est pas le sien et qui est, de surcroît, pris en charge par la commission de décolonisation des Nations unies.

L’Algérie est concernée par le conflit du Sahara occidental en raison la proximité géographique et de la présence de réfugiés sur son territoire sans plus, tandis que le Maroc claironne à qui veut l’entendre que le conflit du Sahara occidental est une question qui concerne l’Algérie et le Maroc.

Comment accorder du crédit à de telles assertions sachant que le Maroc a reconnu l’entité sahraouie dans le cadre du dialogue initié par les Nations unies et mené par l’ancien secrétaire d’Etat américain, James Baker, et qui a donné lieu, en 1997, aux accords de Houston après un cessez-le-feu opérationnel entre le Maroc et le Polisario depuis 1991 ? Le royaume chérifien fait mine d’oublier qu’en vertu de ces accords, il s’est engagé à accepter la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

L’on sait aujourd’hui que la diversion marocaine est due au fait que, démographiquement parlant, un recensement des populations des territoires occupés pour réaliser la matrice électorale serait en sa défaveur.

Du reste, le changement de positions de certains pays, soutiens traditionnels du Maroc dans le conflit du Sahara occidental, et la prise de conscience mondiale sur la justesse du combat sahraoui et le caractère illicite de l’exploitation de ses richesses par les multinationales au profit du Maroc, font perdre au roi son sang-froid et l’amènent à se ridiculiser à chaque fois qu’il veut impliquer l’Algérie.

Comment peut-il en être autrement lorsque Rabat, qui charge Alger de tous les maux multiplie, en parallèle, les appels du pied pour la réouverture des frontières terrestres entre les deux pays. 

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