-- -- -- / -- -- --


Nationale

Dissolution attendue de l’APN

Dissolution attendue de l’APN

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, envisagerait de dissoudre le parlement dans les prochaines jours. Dans la foulée, il devrait annoncer l’organisation des élections législatives anticipées, dont la date n’a pas été encore fixée, mais qui pourraient se tenir selon le chapitre 2 de l’article 151 de la Constitution, dans les trois mois après la dissolution de l’Assemblée populaire nationale à savoir vers la fin mai prochain.

Certaines sources avancent plutôt la fin du mois de juin, en raison des examens scolaires de fin d’année.

Selon des parlementaires contactés par le Jeune Indépendant, le chef de l’État a informé les six chefs de partis politiques reçus ces dernières heures, de cette décision de dissolution d’une institution qui symbolise bien avant le mouvement de contestation citoyenne dit du hirak, la grande corruption, les rapports pervers avec l’argent sale, le clientélisme et la faillite totale de l’acte politique.

L’article 151 de la loi fondamentale, votée et adoptée en novembre dernier, à l’issue d’un référendum, endossée avec un taux historique très faible par les électeurs, confère au chef de l’État le pouvoir de dissoudre le Parlement avec ses deux chambres.

Selon ces mêmes sources, l’annonce pourrait être reportée au 18 février prochain, journée qui coïncide avec la commémoration de la journée du Chahid, et qui verra Tebboune, soit par un message lu par un de ses conseillers ou par un discours à la nation, proclamer cette dissolution, en expliquant les raisons et les motifs.

De même, des milieux politiques évoquent également que le président de la République va légiférer par voie d’ordonnance, comme le lui permet la Constitution, notamment dans son article 142 pour notamment valider le nouveau code électoral. Bien que certains constitutionnalistes estiment que le projet d’amendement du régime électoral, dont la mouture finale sera soumise ces jours-ci au président Tebboune, pourrait être votée en toute urgence par l’APN avant sa dissolution, comme c’est stipulé dans l’article 119.

Cependant, aux yeux des mêmes sources, Tebboune s’accommoderait aisément avec l’option des ordonnances, afin de faire vite, et permettre aux partis politiques et les acteurs de la société civile de se préparer pour des joutes cruciales qu’il s’était fixé officiellement suite à son élection le 12 décembre 2019.

On évoque également l’éventualité que suite aux élections législatives, le corps électoral sera de nouveau convoqué pour des élections municipales et de wilayas (APC et APW).

Pour le moment, la Présidence n’a rien dévoilé officiellement sur son agenda politique. Ce sont plutôt des chefs de formations qui ont fait circuler ces fuites allumant ainsi la mèche et enflammant au demeurant la scène politique. Tout d’abord, le patron du mouvement El Bina, Bengrina qui a fait une première allusion, avant qu’il ne soit rejoint hier par Abdelaziz Belaid, président du parti Moustakbel, qui s’est montré plus prolixe.

Le sort du gouvernement du Premier ministre Abdelaziz Djerad demeure inconnu. Plusieurs voix, dont les chefs de partis reçus par Tebboune, réclament sa démission. Selon des députés de l’opposition, il n’est pas question de laisser cet exécutif accompagner tout ce nouveau processus électoral, même si l’Autorité nationale indépendante (ANIE) a renforcée ses prérogatives. Plusieurs ministres ont montré des insuffisances criardes dans la gestion de leurs secteurs, alors que d’autres ont péché par des incohérences et des discours à la limite de l’irresponsabilité.

Nos sources évoquent un probable grand remaniement, qui verrait ce gouvernement de 42 portefeuilles revenir à une taille moyenne et plus logique. Sur ce point précis, les chefs de partis étaient plutôt muets et n’ont pas soufflé un seul mot. Aucun nom du successeur de Djerad n’est avancé, ni de probables nouveaux ministres.

Les partis politiques revendiquent depuis des mois la constitution d’une équipe gouvernementale plus politique, plus dynamique et plus cohérente. Selon leurs assertions, l’Algérie a besoin d’un cabinet qui serait l’émanation, en grande partie, du hirak « mubarak », selon la propre expression de Tebboune.
A maintes reprises, le chef de l’État insistait sur le renouvellement des élites politiques, du changement des composantes humaines dans les assemblées populaires. Néanmoins, son premier gouvernement formé dans une période très controversée et trouble, était plus technocratique. Il sera affaibli rapidement par l’émergence de la crise sanitaire et ses nombreuses défaillances dans les approches économiques et sociales. Le bilan de ce cabinet est négatif, d’après tous les spécialistes. Reste à savoir ce qu’en fera Tebboune.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email