-- -- -- / -- -- --
Op-Ed

«Dis et…

Pourvu que tu dises les péripéties de l’information en tant que journaliste. Pas souvent une tâche facile que de cerner cette information sous le coude de ceux qui font d’elle un pouvoir certain. Pour dire juste : un certain pouvoir. Une domination.
Dis !

Qu’est-ce que tu vois là ?
Des chaînes, des chaînes et encore des chaînes de télévision. Des reporters, des spécialistes, des analystes, des bavards cosmopolites qui n’ont pas le talent de ton buvard, ta discrétion, mais osent faire tourner ta mort en boucle pourtant. 

Des manches relevées en bélier de guerre entre les mains des « poulets » de la paix. Des « manchettes » qui ont usé de tes croquis de caricaturiste-provocateur frôlant, au risque de sa vie, de titiller l’interdit. Quel bol ! Tout cela juste pour rire. Quelle peine de rire alors ! Quelle tristesse de rire, pardi !
Ou juste pour revendiquer le droit d’être irresponsable, disais-tu. Irresponsable afin de pouvoir rire, comme un gamin crédule, aux larmes. Rire de toute chose. De la folie des hommes. De toute religion. Du musulman mal à l’aise dans sa barbe teinte au henné ou du juif remuant une trompe d’éléphant en guise de nez bien taillé. Rien, pour toi, n’est pathétique, même pas les larmes, car les larmes sont une bénigne insolence sur le chantier de ton crayon-lame qui fait saigner de douleur où qu’il soit sur cette planète. Juste parce qu’il a décidé de faire ce p… de métier de… journaliste.
Alors, dis !
Que ressens-tu là ?
L’infamie dans les bras de l’agonie.
Hum !

La fin qui porte et que porte la pointe de cette maudite plume, ce crayon trop piquant, de cette phrase un peu de trop, de ce paragraphe qui conduit au parquet…
La fin de toute vérité. La menace, la peur et l’incertitude de cette planète.
Hum !

L’odeur du sang gluant, tiède, lourd, très lourd et velouté dégoulinant sur des dents, des lèvres de prédateurs qui s’en essuient le noir de leur tenue parce qu’il leur en garderont à jamais sur ces mains criminelles… lâchées dans la nature humaine.
Hum !

La confusion unanime des mondes qui crèchent dans mon existentiel cognitif. Les Paradinois osent se balader en enfer et les Enferois squattent l’Eden en toute liberté, en toute impunité alors que les Terriens s’égarent aux Bermudes.
Hum !
Qui dis-tu ?
Les Terriens ? Ce sont qui, ceux-là ?

Les partisans de cette religion qu’ils appellent humanisme. Ces créatures qui mentent, qui manipulent, qui blasphèment qui détruisent tout sur leur chemin par cupidité, qui s’abreuvent de toute forme d’obscurantisme, ceux qui ne respectent plus personne, ceux qui s’arrachent Dieu, ceux qui tuent pour le plaisir de tuer, pillent pour le plaisir de voler, qui torturent pour le plaisir d’étancher leur sadisme… ceux que toi Djaout, toi Yefsah et tous vous autres partout ailleurs… as-tu osé combattre l’incarnation du diable avant que tu…
… meurs !

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email