D’importants moyens financiers mobilisés par l’Etat
La rationalisation de la consommation de l’énergie fait partie d’un vaste programme élaboré par l’Etat et dont la mise en œuvre nécessite la mobilisation de moyens financiers importants. C’est dans ce cadre qu’un montant de pas moins de 260 milliards de dinars a été consacré pour la mise en œuvre de ce programme.
Le Directeur général de l’Agence nationale de développement de l’utilisation et rationalisation de l’énergie, Merouane Chaâbane, qui a fait cette annonce, a souligné que l’Etat a alloué des sommes importantes pour mettre en œuvre le programme national de maîtrise de l’énergie dans le cadre de sa stratégie de rationalisation de la consommation et de la transition énergétique qui s’étend sur plusieurs étapes. Cela en mettant en œuvre le plan intérimaire qui s’étend de 2023 à 2030 visant à réduire la consommation d’énergie de 10%.
Le programme élaboré à cet effet comprend plusieurs activités et projets touchant le secteur de l’habitat, en tant que secteur qui consomme le plus d’énergie, soit de l’ordre de 46%, suivi des secteurs des transports et de l’industrie, dont la contribution financière au remplacement des équipements consommateurs d’énergie, à leur tête les climatiseurs et les chauffages pour les citoyens et les instances, ainsi que la contribution au remplacement des appareils et des lampes de l’éclairage public, à travers un programme renfermant 350 000 points lumineux et d’autres projets, dont le changement d’énergie des véhicules de l’essence au gaz de pétrole liquéfié (GPL).
Les activités menées par l’Agence, notamment les activités de sensibilisation au profit des citoyens et des grands consommateurs, « ont commencé à porter leurs fruits », selon le conférencier. Un plus grand nombre de citoyens et de grands consommateurs ont commencé à comprendre la politique de l’Etat en matière de rationalisation des consommations d’énergie et s’y engagent, a souligné M. Chaâbane à l’occasion des travaux du séminaire national sur l’économie de l’énergie et l’efficacité énergétique, qui s’est tenu à l’Université des Sciences et de la Technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran.
Il a, en outre, annoncé le lancement au courant de cette année d’un projet pilote de chauffage et de climatisation collectifs dans l’un des organismes publics, qui sera choisi prochainement, et qui sera soit une collectivité locale, soit un établissement universitaire, soit un grand hôpital, dans le cadre d’une initiative visant un fonctionnement centralisé de ces dispositifs à grande échelle. Pour sa part, Boudghen Stambouli, de la même université, a donné un aperçu sur les travaux scientifiques qui se déroulent dans cet établissement universitaire comme contribution à la stratégie de l’Etat en matière d’économie d’énergie et de transition énergétique qui comprend une formation aux phases de Master et de Doctorat dans plusieurs domaines liés à l’économie de l’énergie, au développement des énergies renouvelables et des projets de recherche spécialisés dans le même domaine.
La même université a bénéficié dans ses travaux, dans le cadre de sa coopération antérieure avec six universités japonaises, du financement d’un projet d’étude et de recherche sur les énergies renouvelables d’une valeur de 5 millions de dollars, ayant pris fin en 2016, a indiqué M. Stambouli, ajoutant qu’un grand nombre de travaux scientifiques et de recherches sont toujours en cours dans ce domaine. Un ensemble de start-up ont pris part aux travaux de cette rencontre de deux jours organisée en coopération avec la Faculté de génie électrique de l’université des sciences et technologie Mohamed- Boudiaf d’Oran.