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Nationale

Dialogue national : Gaïd Salah rejette les revendications du panel

Dialogue national : Gaïd Salah rejette les revendications du panel

Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, a rejeté ce mardi mardi les revendications du panel de dialogue national, dirigé par Karim Younès, réitérant que la seule sortie de crise reste dans l’organisation de l’élection présidentielle dans « les plus brefs délais ».

Dans son intervention en marge de la cérémonie organisée en l’honneur des lauréats des cadets de la Nation aux épreuves du BEM et du baccalauréat, Gaïd Salah a pratiquement recadré les revendications du panel, refusant que le dialogue auquel appelle la Présidence soit l’objet de marchandages. Il a ainsi recadré le panel dans certaines de ses revendications, notamment celles relatives à la libération de détenus d’opinion et la levée du dispositif sécuritaire au niveau des entrées et des axes principaux de la capitale avant, durant et après les marches du vendredi.

Gaïd Salah a critiqué ces revendications du panel et a dénoncé « certaines idées empoisonnées que véhicule la bande et qu’adoptent certains porte-voix qui orbitent autour d’elle, notamment l’appel à l’élargissement des détenus, qualifiés à tort comme des prisonniers d’opinion, l’atténuation des mesures sécuritaires entreprises au niveau des entrées de la capitale et des grandes villes et les tentatives de porter atteinte à la crédibilité et à la performance des institutions de l’Etat, à travers des rumeurs qui visent à tromper l’opinion publique et à compromettre les efforts des responsables intègres et dévoués. »

« Aussi, ajoute-t-il, je rappelle encore une fois que seule la justice est souveraine de la décision, conformément à la loi, concernant ces individus qui s’en sont pris aux symboles et aux institutions de l’Etat et ont porté outrage à l’emblème national ».

Mieux, le chef d’état-major prévient qu’« il n’est permis à quiconque d’interférer dans son travail (justice) et ses prérogatives ou tenter d’influer sur ses décisions », car « les institutions de l’Etat et l’appareil de justice ont démasqué les intentions pernicieuses de la bande et se sont mobilisés, plus que jamais, afin de faire réussir l’opération de lutte contre la corruption, atteindre son objectif, relever le défi de traiter les dossiers de corruption présentés auprès de la justice et juger ceux qui y sont impliqués, avec rigueur, impartialité et sérénité, notamment après que le Haut Commandement de l’ANP s’est engagé à fournir les garanties suffisantes pour accompagner les mesures qu’a prises et que prend encore la justice dans ce domaine ».

Sur la revendication du panel de dialogue, plusieurs fois réaffirmé par Karim Younès, le général major a répliqué : « Concernant l’appel suspect et illogique portant sur l’atténuation des mesures sécuritaires entreprises au niveau des entrées de la capitale et des grandes villes, je tiens à indiquer que ces mesures préventives prises par les services de sécurité pour la sécurisation des marches sont des mesures prises pour l’intérêt du peuple et non le contraire. »

Mieux, il a averti que « les institutions de l’Etat sont une ligne rouge qui n’admet ni tractation ni préalables, ou encore des diktats illégaux, de quelque partie que ce soit et continueront à accomplir leurs missions jusqu’à l’élection du nouveau président de la République, qui jouira de toutes les prérogatives pour entamer les réformes nécessaires. »

Pour autant, il a insisté sur la nécessité de la tenue du dialogue national et a souhaité qu’il se déroule « loin de la

méthode imposant des préalables allant jusqu’aux diktats. » Pour lui, le panel de dialogue national doit « mener vers des élections présidentielles, qui doivent être organisées rapidement ». C’est ce panel, mis en place par le chef de l’Etat ; « qui se chargera de la conduite de ce dialogue, s’engageant à mettre à disposition les moyens nécessaires et réunir les conditions idoines pour l’organisation des présidentielles dans les plus brefs délais », estime-t-il.

Réaffirmant que l’ANP « n’a aucune ambition politique, sauf être au service de la nation et de ses intérêts suprêmes », le général Gaïd Salah a également exprimé son soutien à la démarche du chef de l’Etat dans la mise en place du dialogue national, relevant qu’il n’est plus « question de perdre davantage de temps, car les élections constituent le point essentiel autour duquel doit s’axer le dialogue, un dialogue que nous saluons et espérons qu’il sera couronné de succès et de réussite, loin de la méthode imposant des préalables allant jusqu’aux diktats ». Il a dans la foulée fustigé tous ceux qui ont dit « non » au dialogue national et refusé d’intégrer le panel, relevant que « de telles méthodes et thèses sont catégoriquement rejetées, car l’Algérie a besoin aujourd’hui de ceux qui se sacrifient pour elle et qui élèvent l’intérêt suprême de la patrie au-dessus de toute considération, de ceux qui font preuve d’intégrité, de sagesse, de sérénité et de clairvoyance, ceux qui haussent le niveau du débat et s’élèvent au-dessus des questions secondaires et s’écartent de la surenchère, car il s’agit de l’avenir du peuple et du destin de la nation ».

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