-- -- -- / -- -- --
Nationale

Dialogue national: Des associations créent un observatoire

Dialogue national: Des associations créent un observatoire

Dans un nouveau rebondissement tendant à réactiver son rôle, la société civile locale s’affaire à s’organiser dans le sillage des évènements du mouvement populaire du 22 février 2019.
C’est dans cette optique que le Forum des élites du hirak populaire a initié samedi au palais des Expositions des Pins-maritimes (Alger) une rencontre regroupant plus de 450 participants et des associations locales issues des 48 wilayas, en vue de créer l’observatoire national de la société civile.
Cette entité associative visera, selon l’organisateur Mustapha Saâdoune, également commissaire général de l’Association des anciens des Scouts musulmans, à relancer les dynamiques de la société, notamment le mouvement associatif local doté d’un nouvel esprit et de nouveaux mécanismes. 
La mise sur pied de cet observatoire aura pour objectif d’impliquer la société civile dans la conception des différentes politiques du pays ainsi que dans la prise de décisions, poursuit M. Saâdoune. 
Le mouvement associatif reprendra ainsi sa mission au sein de la société loin des allégeances à une quelconque partie, mettant en exergue la rupture avec toutes les pratiques bureaucratiques et de fraude ayant gangréné le corps des institutions de l’Etat à l’échelle locale.
Il a relevé que la société civile est la colonne vertébrale de toutes les nations, censée, de ce fait, être acteur dans les prises de décisions. Dans notre pays cette dynamique a été « évidée » de son sens et de son efficacité des décennies durant sous l’ère du régime corrompu, relève-t-il. Ce pôle actif (société civile), fait-il observer, a été étranglé dans son activité et totalement marginalisé dans les diverses politiques à adopter dans les différents secteurs. Il a fait savoir que cet observatoire verra l’installation de sections au niveau des collectivités locales.
Le coordinateur du Forum des élites du hirak populaire, Yacine Merkiche, a estimé que cette rencontre d’envergure nationale constitue une occasion pour se créer une « représentativité » en pensant à toucher les associations locales et à les motiver à entrer de plain-pied dans la concrétisation du changement souhaité.
Etant favorable à participer au processus de dialogue et de concertations, ledit coordinateur a déclaré : « Nous voulons, à travers cette initiative, changer la donne et être un trait d’union en allant à la base (mouvement associatif local), pour le soutenir afin qu’il puisse s’imposer dans le développement local et transmettre la voix du peuple qui se trouve au fin fond de l’Algérie ».
Il a souligné dans le même sens l’impératif de rompre définitivement avec les anciennes pratiques et d’instaurer de nouvelles méthodes de travail. Il soutient, cependant, l’organisation de l’élection présidentielle après la mise en place de l’instance nationale indépendante chargée de l’organisation des élections. L’intervenant a dénoncé toutefois toute position mettant en cause la bonne foi du Forum des élites du hirak populaire, appelant les représentants des différentes dynamiques de la société à consolider les efforts et à faire de sorte à trouver un compromis à même de sortir de la crise. 
De son côté, Adnane Chebine, doctorant en sciences politiques et coordinateur général du Forum des étudiants, a estimé que l’élite estudiantine, étant de fer de lance du mouvement populaire depuis son déclenchement le 22 février dernier, envisage de continuer à jouer son rôle stratégique à travers la tenue de sa rencontre nationale, prévue pour le 3 août prochain. Il a indiqué : « Nous insistons sur le changement démocratique et les programmes de la réforme politique en impliquant la jeunesse comme valeur sociale qui croit en sa capacité de bâtir l’Algérie de demain », mettant dans ce contexte l’accent sur l’importance d’associer la communauté estudiantine dans le dialogue national.
Pour le coordinateur du Forum des étudiants, le processus électoral est le mécanisme en mesure d’apporter une décongestion au blocage politique qui vit le pays, affirmant à ce propos leur disponibilité à participer à la préparation de la prochaine élection présidentielle au moment opportun. Somme toute, les congressistes tendent, via cette réunion, à faire bouger les choses, voire à secouer le cocotier en mobilisant la société civile locale dans la perspective de provoquer une opération d’assainissement des institution de l’Etat en passant de la base. 
Aziza Mehdid

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email