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Nationale

Développement durable : L’Algérie porte la voix des pays émergents

Développement durable  : L’Algérie porte la voix des pays émergents

De la diversification économique à la sécurité hydrique, l’Algérie affiche ses ambitions durables au siège de l’ONU. À l’occasion de la session annuelle du Forum politique de haut niveau, la délégation algérienne a plaidé pour une solidarité internationale renouvelée et une restructuration de la finance globale pour ne laisser aucun pays sur le bord du chemin. La voix de l’Algérie résonne ainsi avec force au cœur de l’enceinte onusienne.

À l’occasion de l’ouverture de la session annuelle du Forum politique de haut niveau pour le développement durable au siège des Nations unies à New York, une importante délégation algérienne, menée par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounès Magramane, a pris une part active aux débats. Lors de son allocution solennelle, le représentant algérien a non seulement exposé le bilan élogieux des réformes nationales, mais a également lancé un plaidoyer rigoureux pour une refonte profonde du système financier mondial.

Devant l’assemblée générale, Lounès Magramane a passé en revue les efforts soutenus et méthodiques engagés par l’Algérie pour concrétiser les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Il a officiellement présenté le deuxième rapport national volontaire du pays, un document stratégique intitulé « L’Algérie vers un avenir fondé sur la durabilité, l’inclusion sociale et l’innovation ».

Ce rapport dresse un état des lieux précis des avancées majeures enregistrées sous l’impulsion directe du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le secrétaire général a notamment mis en lumière les progrès accomplis dans la diversification de l’économie nationale en dehors de sa dépendance historique aux hydrocarbures, l’accélération de la transition énergétique, ainsi que le renforcement de la sécurité hydrique face aux défis climatiques contemporains.

De plus, les efforts d’intégration active des jeunes et des femmes dans le tissu économique, combinés à une numérisation galopante et à la modernisation de la gouvernance électronique, constituent les piliers de cette trajectoire ascendante qui s’inscrit parfaitement dans les thématiques clés de la présente session onusienne.

Au-delà des frontières nationales, le diplomate algérien a élargi sa réflexion à l’échelle planétaire en insistant sur l’impératif de nouer des partenariats internationaux constructifs. M. Magramane a exhorté la communauté internationale à s’attaquer de front aux causes structurelles des crises mondiales afin de garantir des opportunités de développement équitables pour tous. Son appel le plus vibrant a sans doute été celui de hâter la réforme de l’architecture financière internationale. Selon lui, cette restructuration est la condition sine qua non pour assurer un financement adéquat, prévisible et durable en faveur des nations en développement, souvent marginalisées par les mécanismes actuels de crédit et de soutien macroéconomique.

Cette démarche algérienne rappelle l’importance cruciale de l’Agenda 2030. Pour mémoire, ce programme universel adopté par l’ONU en septembre 2015 réunit l’unanimité des 193 États membres autour d’un plan d’action global pour la paix, l’humanité, la planète et la prospérité. Structuré autour de dix-sept objectifs interconnectés et de cent soixante-neuf cibles précises, ce cadre mondial de référence ambitionne de transformer nos sociétés en éradiquant la pauvreté et en assurant une transition juste et durable. En tant que levier de collaboration multi-acteurs, il s’adresse à l’ensemble de la société civile, des institutions et du secteur privé pour créer une dynamique de prospérité partagée.

Le Forum politique de haut niveau de New York, qui rassemble les décideurs du monde entier autour du thème « Des actions transformatrices, équitables, innovantes et coordonnées en faveur de l’Agenda 2030 pour le développement durable et de ses objectifs de développement durable pour un avenir durable pour tous », conclut ses travaux aujourd’hui même. La participation algérienne y confirme le statut d’acteur engagé et responsable du pays sur la scène multilatérale, déterminé à faire entendre les revendications légitimes du Sud global en matière de justice économique et de développement.



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