Développement de l’industrie pétrolière et gazière : L’accord de Brazzaville scelle l’engagement des pays africains
L’Afrique veut prendre en main son avenir énergétique, notamment à travers le développement du contenu local dans l’industrie pétrolière et gazière en Afrique. Une ambition actée lors de la 48ᵉ session ordinaire du Conseil ministériel de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APPO), à laquelle a pris part le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab.
Bâtir une industrie pétrolière et gazière africaine forte. C’est l’ambition portée par les pays africains et réitérée à l’occasion du Conseil ministériel de l’APPO qu’a abrité Brazzaville, capitale de la République du Congo, sous la présidence de Bruno Jean Richard Itoua, ministre des Hydrocarbures du Congo et président en exercice du Conseil pour l’année 2025.
La rencontre a été sanctionnée par la signature de l’« Accord de Brazzaville sur le développement du contenu local dans l’industrie pétrolière et gazière en Afrique », adopté par les ministres des pays membres de l’APPO, a fait savoir le ministère des Hydrocarbures dans un communiqué rendu public mardi soir, signalant la participation du ministre d’Etat à la cérémonie de signature de cet accord. Un accord qui consacre un engagement collectif en faveur du renforcement de la participation des compétences et entreprises nationales dans les chaînes de valeur énergétiques.
Il vise, a-t-on précisé, à développer des mécanismes efficaces de mesure et d’évaluation des politiques de contenu local dans les Etats membres, à permettre aux fournisseurs africains d’offrir des biens et services de haute qualité pour l’industrie pétrolière et gazière, à faciliter l’accès au financement, aux technologies et au savoir-faire au profit des entreprises locales.
L’ambition est également le renforcement du transfert de connaissances et le développement des capacités humaines africaines, le soutien des partenariats entre entreprises internationales et locales selon une approche « gagnant-gagnant », ainsi que l’harmonisation des cadres réglementaires du contenu local à l’échelle continentale, en sus de l’encouragement de la recherche, du développement et de l’innovation.
Pour une action africaine commune
« Cet accord constitue un appel à l’action commune africaine, dans un esprit de coopération et de solidarité, afin de bâtir une industrie pétrolière et gazière africaine forte, intégrée et créatrice de prospérité pour les peuples du continent », a affirmé le ministère dans son communiqué.
Plusieurs questions stratégiques et organisationnelles ont également été à l’ordre du jour de cette rencontre, a noté le ministère des Hydrocarbures, signalant la participation du P-DG de Sonatrach, du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), ainsi que de plusieurs cadres du secteur, aux côtés des ministres de l’Energie et du Pétrole des pays membres de l’organisation, ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales et des partenaires stratégiques des secteurs du pétrole et du gaz.
Les participants ont eu, en outre, à débattre des moyens de renforcer la coopération africaine dans les domaines de l’exploration, de la production et du développement des capacités techniques.
La session, a-t-on ajouté, a également abordé les perspectives de partenariat africain dans le contexte des transitions énergétiques mondiales et a souligné l’importance de la valorisation du contenu local dans les industries pétrolières et gazières, en tant que levier essentiel du développement durable et de la création de valeur ajoutée dans les économies africaines.