Deux mois de bombardements sans relâche : L’horreur la plus totale à Gaza – Le Jeune Indépendant
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Deux mois de bombardements sans relâche : L’horreur la plus totale à Gaza

Deux mois de bombardements sans relâche : L’horreur la plus totale à Gaza

L’occupation sioniste poursuit sa punition collective contre les civils dans la bande de Gaza. Des frappes aériennes, terrestres et maritimes ont visé ce mercredi des centres d’hébergement des déplacés dans le Sud, notamment des écoles à Khan Younès, faisant des dizaines de morts et de blessés.

Les sionistes semblent déterminés à détruire la bande de Gaza et à l’évacuer. C’est ce qu’a indiqué au Jeune Indépendant, l’analyste politique palestinien, Ali Ouahib.

Traumatisée par la férocité des combattants de la Résistance palestinienne sur le terrain, la soldatesque israélienne se venge en bombardant les civils et en détruisant entièrement la ville, a expliqué M. Ouahib.

«Bien que les dirigeants israéliens prétendent ne viser que le Hamas, le manque évident de discernement suscite énormément de questionnements sur les intentions de ce gouvernement terroriste », a déclaré l’analyste politique, estimant que la destruction du nord de la bande, et maintenant le sud, semble être un prélude au déplacement forcé de l’ensemble de la population ghazaouie vers l’Égypte, comme le suggère le document publié par le ministère sioniste du renseignement.

La politique de la terre brûlée appliquée par Israël à Gaza, et par degré moindre en Cisjordanie, « est vouée à l’échec, voire elle échoue déjà, d’autant plus qu’elle n’a pas pu parvenir à démanteler le Hamas qui était en apparence visé », a-t-il assuré, expliquant que les sanctions collectives n’ont pas conduit les ghazaouis à désavouer le Hamas, au contraire, cela a exacerbé davantage la colère des Palestiniens,

Deux mois d’agression ont prouvé que même si «Israël» est capable de détruire Gaza, elle ne peut pas détruire le Hamas et le mouvement pourrait être plus fort maintenant qu’auparavant, a jugé M. Ouahib.

Par ailleurs, le massacre de civils continue sans interruption. Le bureau de presse du gouvernement du Hamas, a annoncé que des tirs d’artillerie ont fait « des dizaines de morts et de blessés » dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs villages à l’est de Khan Younès.

Selon la même source, des frappes aériennes israéliennes contre le camp de Nuseirat, dans le centre du territoire, ont fait six morts et quatorze blessés. Elle ajoute que d’autres frappes sur le camp de Jabalia ont fait plusieurs morts et blessés, et le directeur d’une clinique de Khan Younès, Ramez Al-Najjar, a été tué dans un raid israélien contre son domicile.

Dans ce contexte, les mouvements de la Résistance palestinienne, Hamas et le Jihad islamique, ont indiqué hier que leurs combattants mènent de violents affrontements contre les troupes sionistes dans le but de les empêcher d’entrer dans Khan Younès et les secteurs situés à l’est de la ville, ainsi que dans les camps de réfugiés à proximité.

Dans le nord de la Cisjordanie occupée, en proie à une intensification des agressions, deux Palestiniens âgés de 16 et 18 ans ont été tués et trois autres personnes blessées, ce mercredi à l’aube, par des tirs de l’armée israélienne dans le camp de Faraa, selon l’agence de presse palestinienne WAFA citant des sources du Croissant-Rouge.

 Les civils continuent d’être punis collectivement

Par ailleurs, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, a dénoncé la sale guerre israélienne contre la bande de Gaza, affirmant que les Palestiniens à Gaza vivent dans «l’horreur la plus totale».

Lors d’une conférence de presse organisée hier à Genève, le responsable onusien a indiqué que deux mois après le lancement de la guerre israélienne, «les civils à Gaza continuent d’être bombardés sans relâche par Israël et punis collectivement», assurant craindre des «atrocités».

Depuis le début de l’agression sioniste à Gaza, le 7 octobre, plus de 60 % des maisons et unités résidentielles ont été détruites, selon un nouveau rapport des autorités palestiniennes à Gaza.

«Sur les 305 000 unités touchées, 52 000 sont complètement détruites et 253 000 sont partiellement endommagées, soit 61% des maisons », indique le rapport.

Il est indiqué dans le même rapport que «quelque 121 bâtiments gouvernementaux et 69 écoles étaient complètement hors service et que 275 écoles avaient été partiellement endommagées».

« Au cours de l’agression contre Gaza, les avions de l’occupation ont largué plus de 50 000 tonnes d’explosifs sur les maisons des citoyens civils, les hôpitaux, les écoles et les institutions civiles », ajoute la même source.

De son côté, Human Rights Watch (HRW) a publié des vidéos d’images satellite montrant la destruction de vergers, de serres et de terres agricoles dans le nord de Gaza, rasés depuis le début de l’invasion terrestre sioniste il y a un peu plus d’un mois. Ces dégâts suscitent de vives inquiétudes quant à l’insécurité alimentaire et à la perte des moyens de subsistance des Palestiniens vivant dans l’enclave.

Dans le nord-est de Gaza, «les terres agricoles vertes sont maintenant brunes et désolées », rapporte HRW, qui décrit comment les champs et les vergers ont d’abord été endommagés par les bombardements, puis découpés par les bulldozers pour créer des itinéraires pour les véhicules militaires israéliens.

« Alors que les systèmes alimentaires s’effondrent à Gaza, nous sommes gravement préoccupés par le bien-être de plus de deux millions de Palestiniens à Gaza qui sont confrontés à la faim, à l’insécurité alimentaire et à la perte de leurs moyens de subsistance en raison du blocus israélien», déclare le groupe de défense des droits de l’homme dans une série de messages publiés sur son compte officiel X.

Le rapport contient des images de terres situées au nord de Beit Hanoun à différentes dates au cours des presque deux mois de guerre, où des terres fertiles sont réduites à l’état de sol nu. Il indique également que la destruction des terres agricoles s’est poursuivie tout au long de la trêve d’une semaine à Gaza qui a débuté le 24 novembre, durant laquelle l’armée d’occupation contrôlait directement la zone, et qu’elle continue de le faire aujourd’hui.

«Les agriculteurs ont planté des cultures telles que des agrumes, des pommes de terre, des fruits du dragon et des figues de Barbarie dans cette zone, dont certaines ont mis des années à pousser, contribuant ainsi aux moyens de subsistance des Palestiniens de l’enclave. Certaines parcelles ont été rasées en une journée », déplore l’ONGONG Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales dans une publication accompagnée d’images satellite montrant des vergers complètement détruits au nord de Beit Hanoun, prises entre le 24 et le 26 novembre.

Le bilan des attaques sionistes sur la bande de Gaza s’est élevé à 16 248 martyrs. Parmi les victimes figurent 7 112 enfants et 4 885 femmes, tandis que plus de 43 616 autres Palestiniens ont été blessés. Le même bilan officiel fait état de quelque 7 600 personnes toujours portées disparues.

 

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