Deux journalistes de la chaine Al Mayadeen assassinés par l’armée israélienne
Deux journalistes de la chaine de télévision libanaise « Al Mayadeen » la correspondante Farah Omar, le photographe-reporter Rabia al-Maamari et le fixer Hussain Akil, ont été tués ce mardi 21 novembre dans un bombardement au missile prémédité mené par l’armée d’occupation israélienne dans la localité de Tair Harfa, au sud du Liban.
Les trois victimes travaillaient dans le même endroit dans le sud du Liban depuis 40 jours, faisant des directes et des reportages sur les combats dans les localités situées aux frontières entre le Liban et la Palestine occupée, ce qui signifie selon la chaine que « l’armée israélienne connaissait parfaitement leur présence et les a ciblés par un tir de drone délibérément ».
Réagissant à cet assassinat, le président du conseil d’administration du groupe Al-Mayadeen, Ghassan Ben Jeddou, a accusé l’occupation israélienne d’avoir a ciblé directement et intentionnellement l’équipe de la chaine.
Il a poursuivi en s’adressant à l’occupation israélienne : « Je vous dis que vous ne pourrez pas faire taire la voix d’Al Mayadeen, et vous devez savoir que nous continuerons, peu importe combien vous tueriez»
Il a ajouté : « Nous resterons et continuerons notre couverture et notre noble travail journalistique, dont la priorité est de couvrir les crimes de l’occupation à Gaza, en Cisjordanie, en Palestine et au Liban ».
Cet assassinat a suscité colère et indignation au sein de la classe politique libanaise.
Le 13 octobre, l’occupation a ciblé des équipes de journalistes en bombardant directement la localité d’Alma al-Shaab alors qu’ils couvraient la situation à la frontière entre le Liban et la Palestine occupée, ce qui a entraîné la mort du photographe de Reuters Issam Abdullah.
Depuis le 7 octobre dernier, au moins 60 journalistes ont été tués par l’armée d’occupation israélienne à Gaza, selon l’organisation Reporters sans frontières.