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Nationale

Deux ans de prison requis contre un policier véreux

Deux ans de prison requis contre un policier véreux

Le procureur général près la cour d’appel d’Alger a requis hier l’aggravation de la peine contre un inspecteur de police qui exerçait au niveau de la salle de trafic de la sûreté d’Alger.

Le représentant du ministère public, qui a estimé au cours de son réquisitoire que toutes les preuves légales et matérielles relatives aux accusations, à savoir utilisation de la profession à des fins personnelles et acceptation d’avantages à titre de complaisance, sont formelles, notamment en ce qui concerne l’intention criminelle.

Le mis en cause a été arrêté suite à une souricière qui lui a été tendue par les éléments de la police judiciaire dépendant de la sûreté de Bir Mourad Raïs. Il a été pris en flagrant délit de possession d’une enveloppe contenant 10 000 dinars qui lui a été remise par la plaignante.

Cette dernière a, au cours de sa déposition, affirmé aux investigateurs que l’inculpé a accepté d’intervenir, dans le cadre de la mission qui lui est confiée, pour dépêcher des policiers pour l’arrestation de son frère alors en état d’ivresse et qui cassait tout ce qui se trouvait sur son chemin dans le domicile familial sis à El Mouradia.

Placé sous mandat de dépôt à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach, le policier, qui a été relevé de ses fonctions, a lors de son passage à la barre, reconnu tous les faits qui lui ont été reprochés. Il a déclaré à la direction des juges : « J’ai accepté la proposition qui m’a été faite par la plaignante car je voulais sauver ma femme qui s’apprêtait à subir une intervention chirurgicale ! « .

Il convient de signaler que l’inculpé a écopé lors de son premier jugement qui s’est déroulé au tribunal de Bir Mourad Raïs, section des flagrants délits, de deux ans de prison ferme.

Les avocats de la défense ont sollicité l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes. L’affaire est mise en délibéré pour la semaine prochaine, le mis en cause devra patienter quelques jours pour connaître le sort que lui ont réservé les juges de la 4e chambre pénale près la cour d’Alger.

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