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Nationale

Détérioration des conditions sociales des travailleurs : Les mises en garde de la CSA

Détérioration des conditions sociales des travailleurs : Les mises en garde de la CSA

Marquée par le mouvement populaire qui se poursuit depuis le 22 février, la rentrée sociale a été difficile cette fois-ci, notamment sur le plan politique et économique. Les problèmes auxquels étaient confrontés les Algériens les années précédentes demeurent toujours d’actualité. La Confédération des syndicats algériens (CSA) déplore la persistance de cette situation et tire la sonnette d’alarme.

La CSA, qui s’est réunie le 5 septembre au siège du Syndicat national des praticiens de la santé publique à Alger pour examiner et évaluer la situation sous ses aspects sociaux, professionnels et politiques, dénonce l’inconscience des responsables face aux enjeux socio-économiques du pays. Dans un communiqué rendu public samedi, la CSA a mis en garde quant aux conséquences de la régression des prestations sociales et des services publics dans certains secteurs, citant notamment l’éducation, la santé et les médias publics. Composée de 13 syndicats représentant plusieurs secteurs, la CSA s’est dite convaincue que les revendications déjà posées, et qui n’ont pas été prises en considération par le gouvernement sortant, ne peuvent pas connaître d’avancée décisive avec un gouvernement de gestion des affaires courantes.

La CSA, qui n’écarte pas le recours aux actions de protestation, estime que ces objectifs ne peuvent être atteints qu’avec la réussite de la révolution populaire pacifique et de ses grandes exigences, à savoir la création d’une nouvelle Algérie, une Algérie de vérité, de droit, de liberté et de justice sociale. Elle a appelé ses membres à tenir des assemblées générales ou des conseils nationaux pour discuter de la situation et des moyens de soutenir la révolution populaire pacifique afin que celle-ci atteigne ses objectifs. Elle a réitéré son engagement à œuvrer à arriver à un « consensus » et à rapprocher les points de vue pour ouvrir « rapidement la voie d’une sortie de crise ».

Pour sa part, le coordinateur national du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), Meziane Meriane, estime que la rentrée sociale a été particulière du fait que la révolution persiste encore. Sur le plan social, le syndicaliste regrette que les familles algériennes commencent à ressentir les conséquences de la crise économique. « Les parents font face à une véritable saignée suite aux dépenses liées aux vacances, à l’Aïd-el-Adha et à la rentrée, lesquels ont mis à rude épreuve leurs portefeuilles, notamment les smicards qui touchent un salaire ne dépassant pas les 18 000 DA », a-t-il déploré.

Sur le plan politique, M. Meriane évoque la nécessité d’écouter le peuple et de transcender la crise politique pour affronter celle économique. Pour l’intérêt de l’Algérie, le syndicaliste estime que la situation ne doit pas perdurer, d’autant plus « qu’on a déjà perdu beaucoup de temps depuis la démission de l’ancien président ». « Pour toute solution de crise, l’intérêt de la nation doit être prioritaire devant une quelconque idéologie ou la pérennité du régime qui a mené notre pays à la faillite », a-t-il ajouté. M. Meriane propose pour une sortie de crise d’élire un président au suffrage universel pour deux ans. Celui-ci installera un gouvernement, proposer a une nouvelle Constitution et organiser à l’élection présidentielle à laquelle il ne se portera pas candidat.

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