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Nationale

Déstockage d’un million de quintaux de pomme de terre

Déstockage d’un million de quintaux de pomme de terre

Une opération de déstockage d’un million de quintaux de pomme de terre de consommation a été lancée hier le 15 octobre 2017 par le ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, afin de réguler le marché pour la période de soudure, a-t-on appris dans un communiqué du ministère.

Ce volume est engagé dans le cadre du dispositif national de régulation de la filière pomme de terre à travers les opérateurs encadrés par l’ONILEV, est-il ajouté de même source.

« Dans le cadre de la régulation de la filière pomme de terre de consomation, le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pèche à mis en place les opérations de stockage de la pomme de terre pour la compagne saison en cours (2016/2017), mis en œuvre par les organismes stockeurs encadrés par l’office national interprofessionnel des légumes et viandes », lit-on dans le communiqué.

Notons que des résultats probants ont permis d’enregistrer une croissance soutenue de la production nationale de pomme de terre , qui a doublé entre 2009 (2,6 millions de tonnes) et 2016 (4,8 millions de tonnes), selon les chiffres publiés par la tutelle.

Cette croissance de production a permis, explique-t-on, d’assurer une disponibilité du produit sur le marché national le long de l’année, et ce, grâce aux efforts des producteurs, à l’encadrement public et au soutien financier accordé par l’Etat.

Pour rappel, le dispositif de stockage pour la période de soudure inter saison a été mis en place par le ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche à l’effet de stabiliser l’approvisionnement du marché et de préserver les revenus des producteurs de pomme de terre de consommation. 

Produits de consommation de base : une tendance pas trop haussière

Les prix des produits alimentaires ont connu une augmentation importante ces dernières semaines au niveau des marchés d’Alger. Lors d’une virée dans certaines structures commerciales, comme le grand marché de Bab El-Oued, qui grouille de monde dès les premières heures de la matinée, nous avons constaté que les fruits et légumes ont pris des ailes.

Ce marché populaire, pourtant connu pour ses prix plutôt raisonnables, en comparaison avec d’autres marchés, n’est plus à l’abri d’une hausse « vertigineuse » des prix.
Pour ce qui est des prix des légumes, la mercuriale tendait sensiblement à la hausse. En tête de liste des légumes jugés chers, la tomate se négocie actuellement entre 140 et 180 DA. La laitue, elle, affiche un prix « exorbitant » de 250 DA le kilogramme.

« Les légumes sont actuellement trop chers pour les petites bourses. Alors qu’ils étaient il y a quelques jours à la portée de la classe moyenne, ils sont aujourd’hui des produits de luxe pour nous », se plaint une ménagère, mère de 6 enfants, rencontrée près du marché.
Quant à la pomme de terre, elle est affichée à 70 DA, de même que la courgette.

« Ce qui n’est pas trop cher » pour certains consommateurs. Concernant les fruits, le raisin est affiché à 350 DA, alors que le melon est proposé à 100 DA le kilo. Le prix de la banane, quant à lui, a été revu à la baisse, avec 300 DA le kilo, mais ce fait reste toujours réservé à la classe aisée de la société.

De son côté, le poisson, un aliment de « luxe », demeure intouchable car hors de prix : 1 500 DA le kilo de crevettes et plus de 1 200 DA le merlan frais. Encore une fois, ce n’est qu’une partie infime de la population qui peut en profiter.

En revanche, la sardine reste abordable avec 200 DA le kilo. Même chose pour les viandes blanches, qui restent accessibles à tous car leurs prix affichent 280 DA le kilo pour le poulet et 650 le kg pour l’escalope de dinde. 

Pour ce qui est de la viande rouge, le prix demeure toujours élevé dans les boucheries, avec une moyenne de 1 150 DA. Toutefois, elle est proposée à petit prix « discount » dans certaines boucheries de Bab El-Oued avec – 750 DA pour le bovin, 600 DA pour la viande hachée… 

Malgré la flambée des prix, les Algériens ne manquent pas d’affluer quotidiennement, et en grand nombre, dans les marchés pour faire leurs courses. Cependant, subvenir aux besoins basiques, à moindre coût, est devenu la seule préoccupation des familles algériennes en cette conjoncture difficile. 

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