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Nationale

Des wilayas déléguées dans les Hauts-Plateaux, pas de sitôt ?

Des wilayas déléguées dans les Hauts-Plateaux, pas de sitôt ?

Il était attendu qu’à la suite du mouvement partiel ayant touché le mois écoulé le corps des walis, une action similaire devait se suivre pour les chefs de daïra, les directeurs de la réglementation
et des affaires générales, les directeurs de l’administration locale et les inspecteurs généraux de wilaya.

La décision de faire l’impasse sur les pratiques du passé ayant été prise au début des années 2010, il était donc évident que la rotation des hauts commis de l’Etat devait forcément aboutir sur un vaste mouvement, du moins pour ceux ayant bouclé les cinq années d’exercice, bien que dans le sillage de ce mouvement, on ne manque pas d’annoncer la promotion de cadres à des postes vacants.

Rien que pour les daïras, on annonce que ce mouvement concerne la mutation de 177 et la promotion de 100 cadres en qualité de chefs de daïra. Laissant du coup dubitatifs les habitants de certaines localités attentifs à ce qui ce décide à Alger.

C’est ainsi que ce mouvement ne devrait pas laisser indifférentes les populations de certaines localités des Hauts Plateaux à qui on a promis de promouvoir « avant la fin 2016 » leurs cités en wilayas déléguées après la vaste opération ayant touché certaines localités du Sud.

Une opération qui, rappelons-le, avait été « précipitée » par les événements survenus en 2015 dans certaines villes. Il est donc légitime pour les habitants des villes du Nord de s’interroger sur le sort qui attend leurs revendications qui, si elles venaient à être satisfaites, pousseraient le gouvernement à engager des dépenses supplémentaires alors que Sellal et son équipe tentent depuis des mois des mesures « impopulaires » rien que pour faire des économies. Une équation qui pourrait s’avérer difficile à résoudre. Sauf si un front venait à bouillonner pour réclamer justice.

Aussi, il n’est pas écarté que ce mouvement soit qualifié de « précoce » dans la mesure où certains chefs de daïra n’ont même pas eu le temps de boucler deux années, il reste que nombre d’observateurs croient entrevoir dans ce changement un signe avant-coureur visant à « rajeunir » l’administration à quelques mois des élections législatives.

Sachant les bouleversements que connaissent certains partis politiques, notamment ceux proches du pouvoir, et la récente décision des partis de l’opposition de ne pas faire l’impasse sur ces joutes électorales, ce ne sera certainement pas une sinécure pour l’administration.

Bien que l’on ne manque pas de préciser que « les promotions contenues dans ce mouvement consacrent le principe d’intégration de jeunes cadres et la promotion de la femme dans l’occupation de postes de responsabilité au sein des collectivités locales ».

En plus des chefs de daïra, ce mouvement a aussi la mutation de 9 directeurs de la réglementation et des affaires générales (DRAG) et la nomination de 8 cadres en qualité de DRAG. Ceci en plus de la mutation de 11 DAL et la promotion de 9 cadres en qualité de DAL.

Par ailleurs, on précise que « ce mouvement vient en complément de celui opéré dans le corps des secrétaires généraux de wilaya (SGW) qui a concerné la mutation de 6 SGW et la promotion de 7 cadres en qualité de SGW »

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