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Nationale

Des témoins parlent du crash

Des témoins parlent du crash

Selon des témoins oculaires, ce crash est intervenu brutalement, lorsque l’avion a subitement perdu de la vitesse quelques secondes après le décollage et se serait écrasé en bout de piste, en direction de la localité de Beni Mered, dans un champ agricole. Ses restes permettront aux enquêteurs dépêchés sur place par le ministère de la Défense nationale d’identifier les causes réelles de ce tragique accident.

Des images montrent aussi les opérations de recherches au milieu des débris de cet avion militaire, entièrement détruit par la violence du crash. Les images diffusées en direct quelques instants après celui-ci ont permis de constater que le périmètre de sécurité qui devait entourer l’avion n’a pas été respecté. Des personnes et même des enfants se déplaçaient librement, tandis que les militaires avaient du mal à éloigner les caméras. Dans ce genre d’accident, les services de sécurité doivent quadriller la zone et ne permettre l’accès au lieu du crash qu’aux secours et aux enquêteurs de l’Agence nationale de navigation aérienne (ANNA), qui doivent entamer leur travail en collaboration avec l’ANP et les techniciens de la société russe qui a fabriqué l’avion. En tout, une quinzaine d’experts gendarmes de l`INCC sont déjà sur place en train de mener l’enquête.

Scindés en deux groupes, le premier est spécialisé en identification des cadavres, tandis que le deuxième l’est en investigations dans les crashs appelés post-mortem. Cette équipe peut reconstituer les conditions du crash, mais aussi la scène de celui-ci sur terre, tout comme elle peut connaître l’altitude de l’avion avant le drame. Ce groupe de spécialistes est composé aussi de gendarmes techniciens en identification, gendarmes biologistes et de gendarmes spécialisés en empreintes digitales, d’autres spécialisés dans la reconstitution de scènes d’accidents (crash). C’est le crash le plus meurtrier de ces 20 dernières années. Les services de la Gendarmerie nationale ont procédé à la déviation de la circulation routière à partir de l’entrée sud de la capitale, au niveau de l’échangeur Oued El-Kerma (Gué de Constantine), vers celui de Dar El-Beïda, en vue de fluidifier la circulation des ambulances en provenance de Blida transportant les victimes vers l’hôpital militaire Aïn Naâdja (Alger).

Gaid Salah annule sur place Le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, a interrompu sa visite d’inspection dans la 2e région militaire et s’est immédiatement déplacé sur les lieux, pour s’enquérir de l’ampleur des dégâts et prendre les mesures nécessaires dans pareille situation et ordonné la désignation immédiate d’une commission d’enquête afin de déterminer les circonstances de l’accident. L’évacuation des dépouilles des victimes vers l’hôpital central de l’Armée à Ain Naâdja s’est poursuivie tard dans la journée afin de les identifier.

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