Des « sondages » caf-kaiens – Le Jeune Indépendant
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Op-Ed

Des « sondages » caf-kaiens

Dans son édition de mercredi dernier, notre journal s’est permis de poser indirectement une question lancinante aux responsables actuels de notre football et par ricochet, la tutelle du sport algérien, le MJS, sur ce mal profond qui ronge la discipline. Notamment en ce qui concerne la représentativité (le football étant la vitrine si ce n’est pas la locomotive) du sport algérien à l’international.

Rongé par la mauvaise gestion, le bricolage, plus l‘incompétence caractérisée de la majorité de ses acteurs à l’origine de tiraillements mus par les seuls intérêts personnels comme lors des élections du nouveau-né dans le paysage footballistique africain, ou ce qui pourrait désormais tourner vite à une prise d’otage au seul bénéfice des marionnettistes sévissant au niveau des instances dirigeantes de la Caf.

Nous avons cité la toute nouvelle, toute « belle », Association des Clubs Africains (ACA en abrégé) que deux de nos représentants, qu’on ne citera pas (voir ci-dessus), ont voulu sans le … vouloir, qu’elle représentera (on laisse les lecteurs imaginer ce qu’il en sera en coulisses) les intérêts de l’ensemble des clubs algériens. Et donc notre football. Merci pour le « cadeau », signe qu’on aime se montrer généreux quitte à se faire hara-kiri.

Et bonjour les dégâts. On demandait des réponses de la part de la Faf ou de n’importe quel dirigeant en mesure d’éclairer notre lanterne en oubliant qu’elle pouvait venir, nous être assénée de l’intérieur même de cette Caf plus que souvent surprise à … nous surprendre. Qui fait tellement mal.

On les avait, par exemple, oubliés ces Caf Awards même si on sentait le coup fourré. Ce Lundi 11 décembre, à Marrakech (Maroc) la « grande » famille du jeu à onze africain se réunira pour un évènement attendu par le public africain.

Où l’on fera bien sûr la fête et applaudira une grosse fumisterie. Un vol caractérisé en Live mondial. Avant l’écrémage final et les résultats des votes (qui a voté pour qui ?) publiés jeudi dans l’étonnement généralisé, l’Algérie figurait en bonne place pour tirer le gros lot.

Mais, cent fois, ni le super favori, Riyad Mahrez, pour le Ballon d’Or mille fois mérité, ni l’USM Alger qui a surpris l’Afrique en s’imposant par deux fois, sans magouille aucune, sur le toit de l’Afrique, ni Bousseliou pour le plus beau but de l’année alors que les puristes (neutres bien sûr) en faisaient le N°1 par sa beauté, ni le capitaine Rouge et Noir, Belaïd, un des meilleurs « locaux » sur le continent pour 2023, ni la rayonnante pépite Chaibi (Frankfurt, Allemagne) qui, en plus de briller sur le pelouses européennes, a la reconnaissance des observateurs (çà suffit amplement comme le motivater et l’aider à grandir sur la route d’une grande carrière, car c’est un grand en devenir) n’ont trouvé grâce aux yeux de faiseurs de champions en autant d’insultes aux règles.

Des mailles des filets, est (heureusement ?) sorti un nom algérien. Vrai de vrai. Un certain Abdelhak Benchikha, l’artisan du double sacre usmiste (deux trophées qui ont fait entrer le onze de Soustara dans la légende) qui, en plus de le féliciter bien sûr, de larges pans de l’opinion, pas seulement sportive en Algérie, lui demandent de rester bien là où il est. En boycottant carrément une cérémonie de distribution de rôles sur laquelle planera comme un air d’insulte à l’éthique car cousue de fil blanc.

On ne vous demandera pas de chercher pour qui tout ce beau monde roule. Benchikha, on l’espère, ne fera pas le déplacement d’une soirée où il sera le dindon d’une farce de mauvais goût. Lui sera demandé, tout simplement, de remplir un blanc, occuper un simple strapontin, du moment que les jeux sont faits à l’avance. Qu’il n’a aucune chance de faire mieux que cette 3e place du podium qui lui est « offerte » pour ne pas (on en doute) faire trop pour une Algérie du foot qui laisse faire car avançant toujours en rangs dispersés. N’avançant pas du tout. Alors des complots ?

Il faut malheureusement s’y attendre, car depuis celui du Cameroun, à Blida, pour le Mondial 2022 au Qatar, tout est devenu clair. Simple. Qui sauvera la baraque ? L’appel est lancé. Peut-être bien une décision politique.

Au fait, ne nous a-t-on pas parlé de cette fameuse « diplomatie sportive » que personne ne voit venir ? Ça urge. C’est tout ce qu’on peut dire parce que l’absence de Mahrez dans les 3e premiers (le stricte minimum), lui qui a aligné un fabuleux triplé avec Manchester City à l’arrivée d’un saison 2023 XXL, est une injustice. Une de plus et de trop pour une confédération habituée aux pires des jeux de coulisses. Merci pour la nouvelle leçon…

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