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Culture

Des prix et après ?

Des prix et après ?

La dixième édition du Festival culturel national de la chanson sera clôturée ce mardi 30 juin, à l’Agora de Riadh El Feth à Alger, par la remise des prix aux quatre lauréats et le passage attendu du chanteur Abdelkader Chaou.

Au terme d’une semaine de compétition, chaque soirée étant animée par quatre candidats, sur la scène de l’espace Agora de Riad El Feth, le prix spécial du jury est revenu à Chaouki Friekh de Annaba.

Un chanteur qui, après une quatrième participation à ce festival, a séduit le jury, présidé par le poète Lounes Aïssaoui, par son interprétation du poème K’hol nour dont l’auteur est M’Barek El Souissi.

La caractéristique de ce final est certainement le troisième prix, décerné à la seule voix féminine de cette édition, Dahouia Baghdad de Chlef. Cette jeune fille de seize ans passera par l’association El Othmania sous la direction de Cheikh Allal Mohamed, avant de poursuivre sa formation au sein de Awthar, dirigée par Mâlmi Djamel. Elle qui participe pour la première fois à ce concours national, estime que « le chaâbi n’est pas uniquement réservé aux hommes.

L’art n’appartient ni aux hommes ni aux femmes. L’art est une passion à laquelle l’individu, que ce soit un homme ou une femme, se voue pleinement. Si j’ai choisi de faire une carrière dans le chaâbi, c’est parce que c’est un patrimoine que je tiens à perpétuer et à partager avec le public.

C’est un héritage culturel, musical et historique que je m’emploie à pérenniser et à fructifier à travers mes expériences ». Les deux premiers prix seront attribués respectivement à Hadi Abdessalem de Chlef et à Hichem Meziane d’Alger.

Dans le contexte de ce festival consacré aux nouveaux talents, nombre d’observateurs et de chanteurs professionnels convergent sur le fait que ces jeunes, notamment les lauréats, doivent être suivis tout au long de l’année. Il ne suffit pas de remettre des prix, il faudrait aussi, selon Abdelkader Chaou, organiser une tournée sur le territoire national avec un chanteur professionnel au profit des chanteurs primés, leur permette d’éditer un album et les soutenir par la médiatisation. 

De son côté, le commissaire de ce festival, Maamar Guenna, également directeur de l’Office Riadh El Feth, a affirmé que « nous allons aider les lauréats à se produire au sein de notre organisme. A titre d’exemple, au niveau de l’OREF, nous organisons les journées chaabi. Les futurs lauréats seront programmés. Cela leur permettra d’aller de l’avant et de continuer de progresser ».

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