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Des prévisions financières clémentes

Des prévisions financières clémentes

Le prix du baril de pétrole se stabilise au-dessus des 40 dollars depuis le début de ce mois de juillet. Ce vendredi en clôture, le Brent, baril de référence de la mer du nord, s’échangeait à 43,69 dollars pour livraison en septembre. 

A titre de rappel et à la fin du premier trimestre de 2020 les conséquences du covid-19 et la guerre des prix déclenchée par l’Arabie saoudite, ont fait chuter le prix moyen du Brent à 18,38 dollars en avril. Un prix jamais observé depuis 1998, année où le baril de référence de la mer du nord a été cédé à 12,76 dollars.

Les conséquences du covid-19 ont entrainées un grave ralentissement de l’économie mondiale et une restriction jamais vue des déplacements et du transport aérien.

La demande mondiale en pétrole avait alors régressée de 25% tandis que l’offre se maintenait toujours à 100 millions de barils par jour jusqu’au mois d’avril de l’année en cours.

Face à cette situation inédite, le gouvernement décide d’une loi de finances complémentaires en tenant compte de la nouvelle donne pétrolière. La loi de finance 2020 élaborée par le gouvernement Bedoui a été élaborée sur la base d’un prix moyen du baril de pétrole à 50 dollars.

Presque six mois après le début de l’année le gouvernement de Djerrad a baissé le prix de référence à 30 dollars. Conséquences, les recettes prévisionnelles des exportations des hydrocarbures ne seraient que de 17,7 milliards de dollars tandis que la fiscalité pétrolière ne pourrait fournir que 1397,7 milliards de dinars au budget de l’Etat à un moment ou les dépenses dépasseraient les 7372 milliards de dinars.

L’Algérie s’apprête à passer une année très difficile sur le plan économique et sociale.
ors de son dernier rapport la banque africaine de développement a prévu pour l’Algérie une croissance économique négative de 4,4% en 2020.

Les conséquences de l’effondrement des marchés pétroliers sur l’économie mondiale obligeront les pays membres de l’OPEP et producteurs Non-OPEP à conclure un accord de réduction de la production de près de 10 millions de barils par jour au milieu du mois d’avril de l’année en cours.

Une décision qui fera remontée le prix moyen du baril de 18,38 dollars en avril à 26,31 dollars au mois de mai. Avant d’atteindre les 40,48 dollars au mois de juin. Durant le premier semestre de 2020 le prix moyen du baril de pétrole a été de 40 dollars. La tendance des prix et ce jusqu’au mois de septembre reste légèrement supérieure à 40 dollars.

Dans le cas où les cours se stabilisent dans la moyenne des 40 dollars à la fin de 2020 les recettes d’exportations des hydrocarbures seraient de 23 milliards de dollars contre une prévision de 17,7 milliards de dollars dans la loi de finances complémentaire. 

Tandis que la fiscalité pétrolière augmenterait de près de 500 milliards de dinars par rapport aux prévisions de la même loi. Mais malgré cette amélioration des recettes des exportations des hydrocarbures elle reste tout de même inférieure de 10 milliards de dollars par rapport à 2019.

Le gouvernement et dans la perspective de faire face à ce manque à gagner en devises a décidé de réduire la facture des importations des biens et des services. Un plan de relance de l’économie sera également finalisé d’ici le mois d’aout prochain.

Ce dernier doit limiter les prévisions de récession pour l’année en cours et préparer une reprise forte de l’économie algérienne en 2021.
Même si cette petite embellie des marchés pétroliers est la bienvenue par ces temps de crise il reste que des réformes profondes des finances et de l’économie doivent être engagées pour sortir de cette dépendance contraignante des hydrocarbures. 

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