Des policiers décapités par des manifestants au Kazakhstan – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Monde Asie

Des policiers décapités par des manifestants au Kazakhstan

Des policiers décapités par des manifestants au Kazakhstan

Au moins 18 membres des forces de l’ordre ont été tués dont deux ont été décapités dans les violences qui secouent le Kazakhstan en raison de la hausse des prix depuis plusieurs jours, ont rapporté ce 6 janvier plusieurs médias internationaux sur place citant le ministère kazakh de l’Intérieur.

Des corps de policiers ont été retrouvés sans têtes dans les rues de la capitale ce qui a suscité l’indignation de la population notamment des syndicats locaux qui avaient appelé à des protestations pacifiques il y a cinq jours pour dénoncer la hausse des prix.

Citées par la chaîne publique Khabar-24, les autorités de la ville d’Almaty (où les troubles sont les plus violents) ont en effet confirmé les cas de décapitations dans les rangs des forces de l’ordre.

L’agence de presse RIA Novosti, citant des sources hospitalières a confirmé qu’au moins deux corps de membres des forces de l’ordre avaient été retrouvés sans tête tandis que 16 autre sont morts et leurs corps sont conservés dans la morgue du principal hôpital universitaire d’Almaty.
Des photos de corps de policiers tués circulent sur les réseaux sociaux dont certains ont été piétinés par des manifestants en colère.
Le bureau du commandant de la police d’Almaty, a dénoncé «la nature terroriste et extrémiste» des individus ayant «attaqué» la ville.
Plus tôt, la police kazakhe avait ouvert le feu sur plusieurs dizaines d’individus qui tentaient de prendre d’assaut des bâtiments officiels.

Au total, plus d’un millier de blessés sont à déplorer depuis le début des émeutes, qui font suite à des manifestations contre la hausse du prix du gaz. Ce 6 janvier, la police a annoncé avoir arrêté environ 2 000 personnes dans les rues d’Almaty.

Selon le ministère kazakh de l’Intérieur, au moins 18 membres des forces de sécurité ont été tués et 748 blessés dans les émeutes de ces derniers jours. D’après la même source, 2 298 personnes ont été arrêtées en lien avec ces événements.

Le président Kassym-Jomart Tokaïev a appelé à l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) – une organisation régionale regroupant l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan – afin d’aider son pays à vaincre la ce qu’il a qualifié de «menace terroriste».
Une mission de maintien de la paix a été déployée ce jeudi pour «une durée de temps limitée», selon un communiqué de cette organisation. L’OTSC entend selon ses termes «stabiliser et normaliser la situation dans ce pays» provoquée par «une ingérence extérieure».

Auparavant, les forces de sécurité du Kazakhstan ont repris des bâtiments administratifs et chassé les manifestants de la principale place publique d’Almaty, ex-capitale du pays.

Plus aucun manifestant ne se trouvait le 6 janvier au soir sur la place de la République de la ville d’Almaty, ex-capitale et ville la plus peuplée du Kazakhstan, selon des correspondants locaux.

D’après les mêmes sources, les autorités ont également repris le contrôle de la mairie et de la résidence présidentielle d’Almaty.

Au cours de la journée du 5 janvier, des manifestants avaient réussi à rentrer de force dans les bâtiments de la mairie d’Almaty, armés de matraques et de bouclier volés à la police, tandis que d’autres sites administratifs avaient été incendiés et des magasins pillés.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email