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Nationale

Des partis appellent à l’arbitrage du président

Des partis appellent à l’arbitrage du président

Encore une fois, plusieurs partis politiques ont lancé un appel au président de la République Abdelaziz Bouteflika pour intervenir exceptionnellement dans l’annulation de la fameuse règle des 4%.

Selon un communiqué de ces partis regroupés dans une instance nationale, le chef de l’Etat est interpellé “en usant de son expérience et de sa sagesse pour mettre un terme aux entraves dressées devant la plupart des forces politiques pour les empêcher d’exercer un droit constitutionnel, celui de participer à la compétition politique”.

Les membres de cette instance nationale affirment qu’au moment où de nombreux pays arabes et africains aspirent à réaliser davantage d’acquis démocratiques et suivent l’expérience algérienne dans le domaine du multipartisme et de la liberté d’expression, certaines parties ont élaboré la loi électorale de manière à servir leurs intérêts”.

Autrement dit, ces petits partis, anciens ou nouvellement créés, accusent le FLN et le RND d’être derrière ces dispositifs draconiens pour “faire le vide”.

Rappelons que la nouvelle loi sur le régime électoral stipule l’obligation d’obtention de 4% des suffrages exprimés lors des précédentes législatives pour pouvoir valider sa participation. C’est cet article 94 qui est à l’origine de la grogne et qui a surtout poussé certaines forces politiques à se regrouper et à créer des alliances pour contourner la condition.

D’ailleurs, le gouvernement d’Abdelmalek Sellal, à travers son département de l’Intérieur, a proposé des solutions de rechange ou conseillé ces petites formations pour ne pas les exclure des joutes électorales. Le ministre Mohamed Bedoui est allé jusqu’à proposer l’idée de “bloc” à ces petits partis pour être présents au rendez-vous du 4 mai prochain.

La loi organique relative au régime électoral dispose que chaque liste de candidats doit être présentée, soit sous l’égide d’un ou de plusieurs partis politiques, soit au titre d’une liste indépendante. Doivent être parrainés soit par les partis politiques ayant obtenu plus de 4% des suffrages exprimés lors des législatives précédentes ou par les partis ayant au moins 10 élus au niveau de la circonscription électorale dans laquelle la candidature est présentée.

Dans le cas où une liste de candidats est présentée au titre d’un parti politique ne remplissant pas l’une des deux conditions citées, ou au titre d’un parti qui participe pour la première fois aux élections ou lorsqu’une liste est présentée au titre d’une liste indépendante, elle doit être appuyée par, au moins, 250 signatures pour chaque siège à pourvoir de la circonscription.

Sur cette question, la Haute instance indépendante de surveillance des élections et le Conseil constitutionnel seront saisis par cette instance nationale. Il s’agira de mettre en exergue que le maintien de cette règle va l’encontre des réformes politiques contenues dans la nouvelle Constitution.

Reste à savoir si le Président de la République répondra positivement à ces doléances rapidement, afin de permettre à ces petits partis politiques de s’engager dans le processus électoral qui vient de s’enclencher avec la convocation du corps électoral.

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