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Nationale

Des parents d’élèves dénoncent la paralysie des écoles

Des parents d’élèves dénoncent la paralysie des écoles

Ils étaient quelques dizaines de parents d’élèves à marcher hier à l’appel de la Fédération des associations des parents d’élèves de la wilaya de Béjaïa (FAPEWB) pour dénoncer la paralysie des écoles et l’absence de tout règlement de la crise qui dure depuis des semaines.

Les animateurs du mouvement, qui ont marché de la maison de la Culture jusqu’au siège de la wilaya, ont demandé « l’arrêt immédiat de la grève du CNAPESTE, exigeant de la direction de l’éducation de prendre en charge les revendications des enseignants afin de mettre fin au conflit et permettre aux élèves de retrouver les bancs de l’école ». Un parent d’élève dira au Jeune Indépendant : « Nous sommes ici pour exiger le respect du droit de nos enfants d’aller à l’école. » Un autre fait observer : « Je ne suis pas contre le CNAPESTE, je réclame seulement le droit de nos enfants d’aller à l’école car notre wilaya est devenue un laboratoire pour les crises nationales. » Pour le président de la Fédération des associations de parents d’élèves de la wilaya de Béjaïa M. Toauzi, « une grève illimitée c’est illégal car il n’y a pas un pays au monde où ce genre de choses arrive. » Et d’ajouter : « Nous interpellons les pouvoirs publics afin d’assumer leur responsabilité, nous assumons les nôtres car nos enfants ont des droits qui sont violés alors nous avons décidé de les défendre. » « Cette action a été décidée à cause de l’inaction des pouvoirs publics, la surenchères et l’insouciance de certains enseignants », lit-on dans la déclaration de la fédération de wilaya des parents d’élèves, soulignant « la responsabilité de toutes les parties impliquées dans ce conflit lourd de conséquences pour nos enfants ». La FAPEWB demande ensuite « au wali d’intervenir et réunir toutes les parties concernées afin de mettre un terme immédiatement à cette situation chaotique ». Le wali n’a pas pu intervenir car il était occupé par la visite du ministre de l’Intérieur, nous dit M. Toauzi. Dans une déclaration récente, le FAPEWB a fait part de « la colère et la consternation des parents d’élèves ». Notons que des lycéens, des classes terminales notamment, ont coupé ce mardi matin la RN 26 à Sidi-Aïch pour exiger le retour aux classes. Rappelons que le CNAPESTE a décidé d’entrer en grève illimitée le 16 janvier suite aux ponctions sur salaires décidées par la tutelle à l’encontre des enseignants ayant observé une grève le premier trimestre. Bien déclarée illégale mardi passé par le tribunal administratif, le CNAPESTE poursuit sa grève et le bureau national du même syndicat est entré hier aussi en grève illimitée. Il y a lieu de rappeler que des centaines d’enseignants (3 000 milles selon le syndicat) ont investi avant-hier la rue à Béjaïa, dans une marche ponctuée par un rassemblement devant le siège de la direction de l’éducation. Des membres du bureau de wilaya du syndicat ont souligné dans une prise de parole que « tous les acquis sont arrachés par la lutte de leur structure syndicale », appelant à la mobilisation jusqu’à l’aboutissement du combat ». Pour eux, « la direction de l’éducation n’a pas tenu ses engagements consignés dans les PV ». Ils soulignent : « Nous avons présenté les PV à la justice qui n’a pas déclaré la grève illégale mais a demandé la reprise du travail. » M. Zenati a dénoncé « les pressions et les intimidations exercées sur les enseignants grévistes ». L’orateur a appelé ensuite à « un dialogue sérieux, responsable et fructueux ». Il est utile de noter que l’union de wilaya des parents d’élèves de Béjaïa (UWPEB), a exhorté la tutelle, dans une déclaration rendue publique avant-hier, « à chercher les voies et moyens pour ouvrir une

perspective d’avenir à nos enfants, par un dialogue responsable avec les représentants syndicaux ».

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