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Culture

Des opérateurs nationaux attendent les cahiers de charge

Des opérateurs nationaux attendent les cahiers de charge

Il faudra encore attendre jusqu’à juin prochain pour savoir si l’ouverture de la concession de corail aux investisseurs pourra se faire. Ce délai a été annoncé par des operateurs économiques intéressés par l’exploitation de cette richesse marine tant convoitée.

Pour le moment, aucun de nos interlocuteurs rencontrés tant à El-Tarf ou Annaba ne veulent s’identifier pour la simple raison qu’ils ne veulent pas « brouiller les cahiers de charges » qui seront diffusés cet été.

Ces hommes d’affaires souhaitent de leurs avis que « seuls des algériens seront admis dans le cahier des soumissions, car à une certaine période datant des années 90, des européens, surtout des italiens avaient causés des ravages dans la pèche du corail.

En effet, après les résultats des études entamées sur plusieurs années par les spécialistes en la matière aussi bien au niveau du Ministère de l’Agriculture, du Developpement Rural et de la Pêche, ainsi que dans certaines universités algériennes ont montré les ravages sauvages de l’exploitation du corail algérien, et c’est à la lumière de ces conclusions que la décision d’exploitation sera prise.

Ces études portent sur tous les paramètres entourant les richesses coralliennes sur nos côtes, comme la prospection des bancs et leur évaluation exacte, l’intérêt biologique à prendre en considération pour leur développement, ainsi bien entendu les mesures d’exploitation.

Rappelons que la pêche de cette inestimable richesse avait été effectuée jusqu’ici de façon anarchique, détruisant les colonies de ce fragile animal parfois de façon irrémédiable, et la décision intervenue en 2001 d’interdire la pêche au corail sur nos cotes n’a pas dissuadé, loin de là, la pêche illicite.

Une mesure qui a donné naissance à des réseaux de contrebande sévissant en particulier le long du littoral Est d’El Kala, et qui porte un grave préjudice aux colonies de jeunes pousses de corail arrachées par les fameuses « croix de St Jean » que les garde-côtes retrouvent très souvent, accrochées à des balises de GPS abandonnées par les contrebandiers lors des contrôles maritimes.

Il faut ajouter qu’il ne se passe pas un jour sans que les services de la gendarmerie nationale saisissent d’importantes quantités de corail arraché sauvagement qui seront vendu en Tunisie pour ensuite être revendu en Italie à coup de devise forte. Et ici, signalent de nombreux nationaux, c’est une forte perte pour l’Algérie, surtout en ces moments de crise financière.

Enfin, il faut signaler que le vide juridique, depuis l’Indépendance du pays entourant la pêche du corail sur notre littoral a été comblé au cours de ces dernières années, et la circulaire ministérielle 139 du 19.10.88 qui présentait des lacunes, a été renforcée par une armada de lois en vue de protéger le corail algérien et d’assurer son exploitation judicieuse, sans nuire à la vie et au développement de cet animal qui fait partie de la chaîne alimentaire.

Pour le moment, des nationaux intéressés par l’exploitation du corail qui pullulant sur les cotes d’Annaba, Jijel, El Tarf, Collo et d’autres cotes de l’ouest du pays pensent que : « Il est temps que les pouvoirs publics mettent en pratique des textes de loi qui veilleront aussi bien à la protection de cette richesse, qu’aux rentrées des taxes au profit du Trésor public.

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