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Des missiles S-400 pour l’Algérie

Des missiles S-400 pour l’Algérie

L’Algérie envisage d’acquérir des systèmes de missiles « S-400 » en vue de remplacer les systèmes S-300 acquis en 2011. C’est ce qu’a révélé hier à Moscou le directeur général adjoint du complexe d’armement « Almaz- Antej », fabricant de ces nouveaux modèles de DCA.

« Une fois que le gouvernement a donné son feu vert pour l’exportation de ces missiles, nous avons engagé des discussions avec nos principaux clients traditionnels », a indiqué Vyacheslav Dzirklan lors d’une exposition d’armement de l’agence étatique « Rosoboronexport » à Zhukovsky dans la région de Moscou.

L’Agence Rosoboronexport détient le monopole des exportations de l’armement russe vers l’étranger. « Les discussions avec certains de nos clients ont atteint un stade très avancé », a précisé M. Dzirklan.
Les responsables de l’usine Almaz-Antej sont en négociations avec l’Algérie, le Vietnam, l’inde et la Chine, a-t-il précisé en marge de cette exposition intitulée « Oboronexpo 2014 », ajoutant que le le fabricant envisage aussi de proposer la création de centres de maintenance de ces systèmes dans les quatre pays. « C’est une option efficace pour la mise en service, la maintenance et la modernisation des systèmes de DCA sur place sans avoir à les déplacer de pays à pays », a-t-il expliqué.

Selon la fiche technique, ces systèmes baptisés « S-400 Triumf » sont composés de missiles de défense aérienne de moyenne portée qui peuvent être déployés à une large échelle. Ils sont capables de guider 72 missiles engagés contre 36 cibles simultanées dans un rayon de 400 km. Cette génération de missiles devrait remplacer les S-300, y compris ceux qui n’ont pas encore été livrés.

La Syrie avait commandé des systèmes de missiles S-300, mais ne les a pas encore reçus en raison de la guerre civile qui ravagent le pays depuis trois ans. Cependant, la Syrie recevra à la place cette nouvelle gamme de missiles, selon le responsable russe qui a souligné que les usines d’Almaz-Antej vont respecter les cahiers des charges.

« Nous sommes disposés à respecter nos engagements avec nos clients et honorer les commandes dans un délai raisonnable en fonction de nos capacités. » Il a toutefois indiqué que ces missiles sont trop chers et ne peuvent être acquis que par des pays ayant une aisance financière ou une économie développée. Le responsable n’a pas précisé leur prix de l’unité.
Il a en outre révélé que « la Russie va, à l’avenir, aider ses partenaires à améliorer leurs capacités de défense en obligeant surtout les entreprises à respecter les délais de livraison », a-t-il dit. Les délais de livraison ont constitué le talon d’Achille de l’industrie militaire russe.

L’Algérie a commandé huit systèmes de missiles S-300 à la Russie dans le cadre des contrats d’armements conclus en mars 2006, qui n’ont été livrés qu’en 2011 en raison de surcharge dans le cahier de commandes.
Ces commandes, estimées alors à 1 milliard de dollars, ont fait de l’Algérie le premier client de la Russie dans le monde arabe en matière d’achat de systèmes antiaériens S-300 PMU-2. Ces huit batteries de DCA étaient destinés à assurer la couverture des principales villes algériennes ainsi que des sites stratégiques.

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