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Nationale

Des milliers d’hommes armés aux frontières

Des milliers d’hommes armés aux frontières

Zakake, cette région malienne désertique près de la frontière algérienne, est devenue le QG des Touaregs d’origine, armés jusqu’aux dents, qui sont de retour de Libye après avoir été des soldats de Kadhafi. La frontière sud-est, du côté libyen, est contrôlée depuis près de deux ans par des personnes fortement armées.

Du côté de la frontière ouest partagée avec le Maroc, des narcotrafiquants marocains, également armés de FM/PK et AK 47, tentent d’inonder l’Algérie de cannabis. Aux frontières avec le Mali et le Niger, c’est la présence de groupes armés qui est à signaler.

Outre Al Qaïda au Maghreb islamique, d’autres factions sont en activité à travers plus de 1 000 kilomètres de frontières, mettant ainsi la sécurité du territoire national en danger.
Du côté des frontières est, plus précisément avec la Tunisie, les activistes d’Aqmi redoublent d’activité, ce qui rend la tâche des GGF beaucoup plus difficile. Voilà, aujourd’hui, l’état très inquiétant de la situation à nos frontières.

Des hommes armés ceinturent les quatre frontières du pays, des armes circulent librement et la menace est grande, d’autant que dans toute cette histoire la présence d’Al Qaïda au Maghreb constitue une sérieuse menace pour la sécurité et la stabilité du pays. A Zakake, au Mali, 4 000 hommes armés contrôlent ce vaste territoire situé à quelques kilomètres des frontières algériennes.

Trois groupes de combattants revenus de Libye contrôlent cette région. Il s’agit des Tamasheqs, qui sont retranchés dans les collines de l’Adrar des Ifoghas. Ces groupes sont les plus radicaux au Mali. Ils sont dirigés sur le plan militaire par un Mohamed Najim, revenu de Libye avec tout un régiment qui a combattu à Béni Oualid en Libye auprès des forces de l’ex-dirigeant Kadhafi.

Ce bataillon avait menacé les autorités maliennes de recourir à la violence, en procédant aux enlèvements d’étrangers dans la région, comme cela est fait par Aqmi. Pis, des groupes armés de Takalote et d’Abeibara se sont ralliés aux hommes armés de Zakake dans un pas qualifié de très dangereux par les autorités maliennes. L’insécurité règne dans le Sahel et un risque d’accrochage plane sur le Nord-Mali, voire au-delà de cette région. Aujourd’hui, l’Algérie est menacée par l’instabilité des pays voisins.

Les frontières algériennes sont devenues une véritable ceinture explosive. Terrorisme, hommes armés, circulation massive d’armes lourdes, immigration clandestine, trafic de drogue, d’armes, crime organisé transfrontalier, contrebande de carburant et conflits militaires sont là les dangers auxquels l’Algérie doit faire face à ses frontières. Aujourd’hui, elle est menacée par l’instabilité politique et sociale des pays voisins. Une instabilité politique, sécuritaire et sociale qui risque de se répercuter sur l’équilibre sécuritaire de l’Algérie.

Du côté de la frontière ouest, de grandes quantités de résine de cannabis sont introduites à partir du Maroc. Durant les quatre premiers mois de cette année, près de 12 tonnes de kif traité ont été saisies par les GGF. A la frontière sud-ouest et au Sahel précisément, le terrorisme et la cocaïne menacent la stabilité du pays. Dans cette partie de la frontière algérienne se trouvent le Mali et la Mauritanie. Là, la menace est de plus en plus grande. Des groupes terroristes affiliés à Al Qaïda au Maghreb islamique représentent un véritable danger pour la sécurité de l’Algérie.

Au sud du pays, l’immigration clandestine s’accentue à Tamanrasset. Depuis le début de l’année en cours, plus de 8 000 ressortissants africains ont tenté de fouler le sol algérien. Venant de plusieurs pays, notamment du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Sénégal, du Bénin et autres, ils considèrent l’Algérie comme le point de départ vers le Vieux continent. Toutefois, certains s’installent dans les villes du sud du pays.

Quant à la frontière est, elle enregistre également des activités qui ne sont pas en reste des fléaux qui menacent la stabilité de l’Algérie. Aujourd’hui, cette vaste partie de la frontière algéro-libyenne représente un vrai danger. En plus de la contrebande qui sévit, les services de sécurité doivent faire face à la montée grandissante du terrorisme. En fait, les terroristes d’Aqmi commencent à s’installer dans cette partie de la frontière algérienne.

Pis, la nébuleuse a tenté d’introduire via cette bande de la frontière des quantités considérables d’armes de guerre volées des dépôts appartenant à l’armée libyenne. A la frontière qui nous sépare de la Tunisie, la contrebande bat son plein. Le trafic de carburant s’est intensifié depuis janvier dernier. Près de 300 000 litres de carburant ont été récupérés par les gendarmes, notamment par les gardes-frontières (GGF).

Des FM/PK et AK 47 à la frontière ouest

Les narcotrafiquants d’origine marocaine, qui détiennent des armes lourdes, notamment des FM/PK et AK 47, constituent une menace sur la sécurité de l’Algérie. Ce sont d’anciens combattants marocains, armés jusqu’aux dents par des parties marocaines, dans le but d’inonder l’Algérie de grosses quantités de drogue. Chaque année, près de 200 tonnes de cannabis transitent depuis le Maroc vers l’Algérie, et ce, par la frontière.

Près de 1 000 tentatives d’infiltration de drogue sont enregistrées par an. Face à cette grande menace, les autorités algériennes ont mobilisé des milliers de GGF sur cette bande frontalière. Une présence très renforcée, avec un équipement sophistiqué pour contrôler cette frontière devenue dangereuse.

La frontière avec la Libye, la véritable menace

En plus des frontières sud, est et ouest, l’Algérie est appelée à faire face aux menaces venant de la Libye. En effet, depuis que ce pays est entré en guerre civile, la frontière est devenue une poudrière. Dans cette vaste partie de la frontière qui s’étend sur plus de 900 km, des trafiquants en tous genres sont signalés, à plusieurs reprises, par les GGF.

D’un côté, les terroristes d’Aqmi tentent de s’infiltrer via cette frontière afin d’acheminer des armes de guerre pour être transférées vers le nord du Mali, et d’un autre, le trafic de drogue y va crescendo. Face à cette nouvelle donne, les autorités algériennes ont dressé un important cordon sécuritaire. Des milliers de GGF sont stationnés sur plusieurs centaines de kilomètres afin de surveiller la frontière.

Mieux, il y a quelques jours seulement, deux Maliens et trois Libyens ont été abattus par les forces de l’ANP, et des armes lourdes, notamment des lance-roquettes, ont été récupérées. En effet, les cinq convoyeurs d’armes avaient l’intention d’approvisionner Al Qaïda au Maghreb.

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