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Nationale

Des milliers de personnes marchent à Alger

Des milliers de personnes marchent à Alger

Des dizaines de milliers de personnes ont marché ce vendredi  à Alger, à l’instar de plusieurs villes du pays pour protester contre le 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, au milieu d’un impressionnant dispositif de sécurité.
Des foules nombreuses se sont formées à la sortie des mosquées pour battre le pavé dans les grandes artères de la capitale principalement de la place du 1er Mai vers la Place des martyrs.
Aucun dérapage n’a été constaté lors de ces marches pour lesquelles ont appelé plusieurs internautes sur les réseaux sociaux.
Des hélicoptères de la gendarmerie nationale et la police ne cessaient de survoler de la capitale où la masse des foules a sillonné les artères jusqu’au siège du gouvernement.
Plusieurs autres marches pacifiques ont eu lieu dans d’autres villes tels Jijel, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Annaba, Mostaganem, Constantine, Tlemcen; Oran, Setif, Mila, Skikda et Ouargla.
A 14 heures, alors que les artères du centre de la capitale étaient bourrées de monde, la «grand masse» des manifestants s’est vue augmenter en nombre.
Des milliers d’autres Algérois qui venaient d’observer la « salat el djoumou’a » (prière du vendredi) s’étaient en effet joints à une foule qu’«on n’aurait jamais imaginé atteindre ce nombre», selon un homme de 62 ans. «Mis à part la marche de l’ex-FIS, il n’y a pas eu une telle foule depuis le 5 juilllet 1962, date de notre indépendance nationale», nous confie ce sexagénaire venu prendre part à cette manifestation pacifique aux côtés des jeunes de la capitale.
Il faut dire que la quasi-majorité des marcheurs contre le 5ème mandat était constituée de jeunes de moins de 25 ans.
Tenant des drapeaux, cette frange juvénile de la population d’Alger a, selon nombre d’observateurs, « fait preuve d’une leçon de civisme et de patriotisme exemplaire». 
Les jeunes issus des quartiers populaires entonnaient des chants patriotiques. De l’avis de nombreux militants habitués aux manifestations, l’organisation de la marche a été excellente. Aucun acte de dérapage ou de violence n’a été enregistré.
Les jeunes, dont certains s’étaient vu confier le « commandement » de la marche d’une manière spontanée, n’arrêtaient pas de rappeler aux manifestants de na pas verser dans le vandalisme. Il faut souligner néanmoins que les forces de la police ont été « compréhensifs » et n’usèrent que rarement de gaz lacrymogènes.
Le recours à ces armes non létales a été vu lorsque la grande masse noirâtre de marcheurs s’était approchée du quartier le Golfe, siège de la présidence de la République.
Des milliers de CRS étaient déployés à la place Addis-Abéba, en aval de la présidence, pour empêcher le flux de gagner le bâtiment de la magistrature suprême du pays.
Après s’être regroupés devant le siège du gouvernement protégé par un cordon de sécurité les manifestants étaient toujours résolus à gagner la Présidence mais le dispositif sécuritaire mis en place à partir de la place Addis Abeba les a contraints à rebrousser chemin. 

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