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Nationale

Des mains étrangères dirigent les terroristes dans le monde arabe(expert)

Des mains étrangères dirigent les terroristes dans le monde arabe(expert)


La conférence scientifique de la DGSN ouverte, mardi, au siège de la police républicaine d’El-Hamiz, a vu la participation des responsables de l’université arabe Nayef des sciences sécuritaires, à leur tête le doyen Abderrahmane Ben Ibrahim El Chaîr. L’objectif de cette conférence est de chercher les mécanismes de lutte contre la vague terroriste qui frappe le monde arabe et, surtout, comment les associations civiles peuvent contribuer dans cette lutte.


« Le terrorisme qui sévit, bizarrement, uniquement dans le monde arabe et musulman soulève plusieurs questions sur les objectifs de cette violence barbare. Comme si des mains étrangères dirigeaient ce terrorisme, car la présence de groupes terroristes avec une telle variété vise à faire plier les pays arabes, ce qui les empêche de développer leur économie et leurs technologies.


Un terrorisme créé dans des zones de turbulences arabes comme s’il était contrôlé par des mains étrangères qui veulent absorber les richesses naturelles des pays arabes. Il est de notre rôle de lutter contre ce terrorisme dévastateur des sociétés, mais une lutte qui doit être faite et accompagnée par l’ensemble des acteurs, y compris la société civile, d’où le but de notre conférence d’aujourd’hui. » C’est par cette annonce faite par un représentant, Abdelhafid Saïd Mkedem du Centre arabe Nayef, que la Conférence scientifique organisée par la DGSN a été ouverte hier à Alger.


En effet, l’interlocuteur dudit Centre arabe spécialisé dans les sciences sécuritaires voulait parler des groupes terroristes, tels que Daâch, Al Qaïda, Jebhet Nosra et d’autres factions qui, selon lui, ont été créés dans le seul but de déstabiliser le monde arabe, et ce pour plusieurs raisons. « Ce qui se passe dans plusieurs pays arabes pose plusieurs questions sur les origines des groupes terroristes qui, bizarrement, agissent seulement dans le monde arabe. Je dirais que c’est un complot confectionné et dirigé à partir de l’étranger. Le but étant de mettre en péril les pays arabes pour les empêcher de se développer et d’arriver à concrétiser une économie forte, car si les pays arabes arrivent à cet objectif c’est l’avenir d’Israël qui sera en jeu », explique-t-il.


De son côté, le chef de cabinet du DGSN, Zerrouk Souk Hali, a expliqué que cette conférence vise à débattre les mécanismes de lutte contre le crime organisé, mais également le rôle des associations civiles dans la lutte contre les idéologies démoniaques des djihadistes. Lisant une lettre au nom du directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, M. Zerrouk a indiqué que le danger numéro un en Algérie demeure le crime organisé, à sa tête le phénomène du terrorisme. D’où « la nécessité de le combattre avec la plus grande fermeté », explique-t-il.


Il a précisé que le citoyen algérien « est devenu un partenaire essentiel dans la préservation de la sécurité et de la stabilité de l’Algérie ». C’est avec cet apport capital que la lutte contre le terrorisme devient plus payante et plus efficace. « Ce qui nous amène aujourd’hui à considérer que, sans la coopération de la société civile, il ne peut y avoir une lutte payante contre les groupes terroristes et, surtout, contre leurs idéologies, car le terrorisme n’est pas un ennemi direct mais un ennemi idéologique qui commence par des idées diaboliques dans les mosquées, dans les écoles et dans les cybercafés pour devenir une sérieuse menace par la suite, car il peut atteindre facilement le cœur de beaucoup de personnes. Donc, il est question de commencer par lutter contre les idéologies des terroristes, aussi minimes soient-elles, et ce avec le soutien des associations civiles qui peuvent, elles aussi, lutter contre le phénomène », explique Zerrouk Souk Hali.

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