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Nationale

Des gang de «casse» arrêtées à Alger

Des gang de «casse» arrêtées à Alger

Les cambriolages de maisons sont en hausse dans l’Algérois. Plusieurs victimes ont été trahies par leurs propres amis. En trois jours, trois résidences ont été dévalisées par des voleurs pas comme les autres. En moyenne, 1 500 maisons sont, chaque année, cambriolées dans l’Algérois et plus de 20 000 sur le territoire national.

La Sûreté de wilaya d’Alger (SWA) a élucidé, au cours de cette semaine, quatre affaires liées à des cambriolages de maisons à Rouiba, Birtouta, Chéraga et Draria, tandis que quinze voleurs, qui ne sont autres que des amis des victimes, ont été interpellés et 490 millions de centimes et un luxueux véhicule restitués à leurs propriétaires.

La première affaire remonte à samedi passé.
Elle s’est déroulée dans la commune de Rouiba. Ici, c’est la villa d’un commerçant résidant dans ladite commune qui a été cambriolée par deux jeunes personnes, dont l’une n’est autre qu’une amie de la victime. Les deux auteurs ont pu dérober dans la maison un coffre-fort dans lequel il y avait 290 millions de centimes, 100 euros et des bijoux.

Selon la Sûreté de wilaya, deux chaînes en or et des documents relatifs aux activités commerciales de la victime ont été dérobés également par les deux cambrioleurs. L’arrestation des deux malfaiteurs a été réalisée suite à une plainte déposée le jour même du forfait par la victime au commissariat de police de Rouiba.

Le propriétaire de la maison a ainsi fait état du vol de l’ensemble des objets qui se trouvaient à l’intérieur du coffre-fort. Mieux, la victime, qui est un commerçant de métier, a également remis des vidéos qui montrent, car pris en flagrant délit, les visages des auteurs du cambriolage de sa maison.

En effet, sa maison est équipée de plusieurs caméras de surveillance placées un peu partout, ce qui a facilité la tâche aux enquêteurs de la Sûreté de Rouiba pour identifier les voleurs. Lors de l’enquête, les policiers ont procédé à l’arrestation de l’ami de la victime qui réside dans la même commune, ce dernier a dénoncé son complice qui, à son tour, a été appréhendé par les éléments de la Sûreté de Rouiba.

Les deux cambrioleurs se sont introduits le soir dans la demeure de la victime, car son ami a toujours gardé sur lui un double des clefs de la maison, rendant plus facile son forfait avec la complicité de son acolyte.

Les deux auteurs ont ramené une fourgonnette afin de transporter le coffre-fort jusqu’à la demeure de l’un d’entre eux.
La première perquisition menée par les policiers a ciblé le compagnon de la victime. Ici, les enquêteurs, en présence du procureur de la République près la cour de Rouiba, ont procédé à la recherche du coffre-fort, mais ce dernier a été caché dans la demeure de son complice qui, lui, réside hors de la wilaya d’Alger.

En procédant à l’extension d’expertise, les policiers chargés de l’enquête se sont rendus à la demeure du deuxième complice, où le coffre-fort a été retrouvé avec la totalité de la somme d’argent indiquée par la victime ainsi que les objets de valeur et les documents commerciaux. Les deux voleurs ont été condamnés à une peine de prison de 18 mois ferme, a indiqué la Sûreté de wilaya d’Alger.

Un patron de société trahi par son comptable, son agent de sécurité et son chauffeur

Une autre affaire similaire à celle de Rouiba s’est déroulée à Chéraga. Cette fois, la victime est une ressortissante européenne chargée de gérer une société privée dont le bureau est installé à Alger.

Ici, six présumés voleurs, dont un comptable, un agent de sécurité et un chauffeur travaillant pour le compte d’une société étrangère et quatre de leurs complices ont été arrêtés dans le cadre du vol d’un luxueux véhicule appartenant au directeur général qui est un Européen.

Les six présumés malfaiteurs ont été présentés avant-hier au tribunal de Chéraga pour association de malfaiteurs, vol par effraction à l’intérieur d’une maison, non-déclaration d’un cambriolage et fausse déclaration ; ils ont été placés en prison. Tout a commencé lorsque la salle des opérations de la DGSN a reçu, dimanche passé, un appel de détresse d’un citoyen déclarant un accident routier survenu à Chéraga.

En se déplaçant sur le lieu signalé, les éléments de la Sûreté de Chéraga ont trouvé un luxueux véhicule endommagé suite à un accident de la circulation et, bizarrement, abandonné par son conducteur qui s’est volatilisé avant l’arrivée des policiers.

En procédant au contrôle des documents de la grosse cylindrée ainsi que de son numéro de châssis, les policiers ont découvert que celle-ci appartenait à un ressortissant européen qui travaille pour le compte d’une société étrangère.

Un jour après cet accident, une personne s’est présentée au siège de la Sûreté de Chéraga et qui n’est autre qu’un agent de sécurité travaillant dans la même société étrangère, pour déclarer avoir assisté à l’accident tout en indiquant aux policiers que la voiture appartient à son patron d’origine européenne.

L’agent de sécurité a également déclaré qu’il était chargé parfois de conduire son patron à sa demeure sise dans la commune de Chéraga. Il a surtout affirmé aux policiers enquêteurs que quelques jours avant cet accident, le double de clef de la luxueuse voiture a été égaré par le directeur général.

Avec de tels indices les policiers de Chéraga ont lancé des investigations qui, très vite, ont permis de faire la lumière sur cette affaire. L’enquête a permis de dévoiler qu’avant l’accident la voiture haut de gamme a été volée par l’agent de sécurité et cinq de ses complices. Ces derniers et après leur forfait ont tenté de prouver le contraire aux policiers en montant un faux scénario.
Les policiers ont réussi à retracer le vol commis par les six présumés auteurs.

En effet, quelques jours avant le vol du véhicule, l’agent de sécurité s’est rendu dans la demeure de son patron pour déboucher les sanitaires, et ce, à la demande de son employeur. Et c’est là que ce jeune agent de sécurité est tombé sur le double de clef de la voiture abandonné dans le hall de la villa, avant de le cacher dans sa poche. Ses intentions étaient diaboliques. 

A son retour au siège de la société, l’agent de sécurité s’est rendu au bureau du comptable pour l’informer qu’il possédait les clefs de la grosse cylindrée.

Les deux hommes, avec la complicité de quatre acolytes, ont planifié le vol du véhicule qui, une fois vendu, le gain devait être partagé par les six présumés malfaiteurs. Les policiers enquêteurs de Chéraga ont arrêté les six présumés auteurs du vol dont le comptable a fini par avouer le scénario.

Des bijoux dérobés par trois jeunes voisins à Birtouta

C’est dans la commune de Birtouta qu’une dame a été victime avant-hier d’un acte de cambriolage de son domicile commis par trois jeunes personnes, qui ne sont autres que ses voisins. Ces derniers ont dérobé un lot de bijoux d’une valeur de 50 millions de centimes.

Au commissariat de police de Birtouta où elle a déposé plainte, la dame a tout relaté aux enquêteurs sur le cambriolage de sa maison tout en affirmant qu’elle se souvenait toujours des visages des voleurs.

Et pour arriver à démasquer les auteurs, l’affaire a été confiée aux policiers de la brigade d’enquête personnelle. Ces éléments spécialisés dans les prélèvements des empreintes, l’enquête technique et la récupération des pièces à conviction laissées par les cambrioleurs sur la scène du crime sont arrivés à identifier le premier auteur.

Ce dernier, qui n’est autre que le voisin de la victime qui l’a reconnu, a été arrêté. Passé à l’interrogatoire, le jeune voisin a avoué le vol des bijoux qu’il a commis avec deux jeunes du quartier.

Ainsi, les policiers ont procédé à la perquisition des domiciles des deux acolytes qui a abouti à leur arrestation. Ces derniers ont avoué leur complicité. Présentés hier devant le tribunal de Birtouta, les trois présumés malfaiteurs ont été placés en prison.

Surpris avec 500 faux billets de 2 000 DA dans sa boutique

Le quatrième crime a été élucidé dans la commune de Draria, où une luxueuse boutique de ventes de produits high-tech a fait l’objet d’une perquisition exécutée dimanche passé par les policiers.

Ces derniers ont mis la main sur 500 faux billets de banque de 2 000 DA ainsi que des faux documents officiels. Le présumé trafiquant n’est autre que le propriétaire de la boutique qui est aussi un informaticien de métier.

Il a été interpellé sur-le-champ. Tout a commencé suite à la provenance de renseignements judicieux à la Sûreté de Draria faisant état de l’existence d’un grand trafic de faux billets de banque et de documents officiels dans une boutique située en plein centre-ville.

L’intervention des policiers sur le lieu signalé n’a fait que confirmer les renseignements qui leur étaient parvenus auparavant. D’un montant de 200 millions de centimes, avec une seule série de numérotation, 500 faux billets de banque de 2 000 DA ont été saisis par les enquêteurs.

Les policiers ont surpris le propriétaire de la boutique en train de compter ces faux billets, a noté la cellule de communication de la Sûreté d’Alger. « Il est très difficile de les détecter et beaucoup plus lorsqu’on les compare avec les vrais billets de banque.

Ces faux billets de 2000 DA que nous venons de découvrir sont fabriqués d’une façon très sophistiquée », a expliqué la Sûreté de wilaya d’Alger. Quant au présumé trafiquant, il a été présenté avant-hier au procureur de la République qui l’a placé en détention provisoire.

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