Des fakes sur le gaz algérien: La politique de la fuite en avant de Sanchez – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Des fakes sur le gaz algérien: La politique de la fuite en avant de Sanchez

Des fakes sur le gaz algérien: La politique de la fuite en avant de Sanchez
Le PM espagnol Pedro Sanchez

En Espagne, le débat sur la crise avec l’Algérie est encore plus chaud que le climat torride actuel qui sévit sur la péninsule ibérique. Une lancinante question revient comme un leitmotiv sur toutes les lèvres des commentateurs et autres présentateurs vedettes des télés et médias : L’Algérie a-t-elle réduit les volumes de ses livraisons de gaz GNL à l’Espagne ?
A la base, ces débatteurs planchent sur les conséquences politiques et économiques du revirement surprenant de la position du gouvernement de Madrid sur la question sahraouie mais surtout son appui illogique au plan de colonisation marocain, dénommé « autonomie ».

Sur ces plateaux télé, on s’interroge, on s’inquiète et on s’alarme. C’est ainsi que des experts alertent sur une supposée baisse conséquente de livraisons de gaz à l’Espagne depuis quelques semaines. Ils livrent des chiffres et des données à l’appui de leurs assertions. Ces experts affirment que l’Algérie ne « pourra jamais être fidèle à ses engagements commerciaux face à une trahison politique et diplomatique majeure ».

Des personnalités influentes au sein de l’UE avaient averti, le mois dernier, l’exécutif de Madrid des conséquences néfastes du conflit qu’il venait de créer avec son voisin algérien. Tout le monde insinue que les autorités algériennes allaient couper le robinet du gaz en raison de l’ampleur de la crise ou de la trahison de Sanchez et de son ministre des Affaires étrangères Albares.

Certains milieux proches du gouvernement socialiste brandissent l’épouvantail de la peur, en jouant sur la victimisation, appelant les espagnols à être prêts à subir les foudres de la colère algérienne à partir de l’hiver prochain. Ils s’attendent au pire et tentent de convaincre leurs électeurs dés maintenant sur l’hécatombe économique.

Madrid a même demandé de l’aide à l’UE, en forme de prêts ou de soutien financier à des taux bonifiés aux entreprises espagnoles. Ces dernières anticipent déjà sur leurs pertes après la résiliation de leurs contrats commerciaux avec des sociétés importatrices algériennes, notamment dans des secteurs de la viande bovine, de produits manufacturés et de la céramique.

Or, la réalité est tout autre. Alger a toujours réaffirmé qu’elle respecterait ses engagements et ses contrats de livraisons de gaz. Par deux fois, les autorités algériennes ont souligné que la tension actuelle n’aurait aucune incidence sur la question énergétique. L’Algérie n’a jamais brandi cette menace, à aucun moment de la crise, même lorsqu’elle a décidée de suspendre le traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération avec l’Espagne.

Au sein de la classe politique espagnole, les critiques fusent de partout, à l’exception du PSOE, le propre parti de Sanchez. On dénonce les erreurs stratégiques commises par ce gouvernement et on s’étonne sur ses errements et ses gestes inamicaux contre un voisin important dans la région.

Ainsi, l’ancien ambassadeur d’Espagne en Algérie, Javier Jimenez Ugarte, assure que la crise diplomatique née consécutivement avec Alger est d’une ampleur inimaginable.

« C’est une crise d’une ampleur inimaginable. A mon âge, c’est la première fois que je vis une telle crise », a reconnu Ugarte sur la chaîne de télévision espagnole Antena 3, ajoutant que « les dommages sont supérieurs à ce que l’on pouvait penser (…) les dégâts dépassent nos capacités ».

L’ancien ambassadeur a regretté que « les choses ont très mal tourné pour nous (…) Il y a eu un manque de dialogue et de concertation à tous les niveaux avant la décision de Pedro Sanchez ». Ce revirement a nui à « l’amitié que nous entretenions avec l’Algérie depuis de nombreuses années », a-t-il souligné.

José Manuel García Margallo, député européen et ancien ministre des Affaires étrangères, a, lui aussi, souligné les erreurs dans la gestion de la politique étrangère espagnole du gouvernement de Pedro Sanchez, qu’il décrit comme « le plus grand désastre diplomatique en Espagne depuis 1975 ».

L’ancien chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar qualifie ce qui s’est passé avec l’Algérie de « ridicule colossal » et prévient que l’Espagne est dans une « situation délicate ».

« Il est difficile de trouver une plus grande erreur dans la politique espagnole qui démontre, malheureusement, l’état de fragilité dans lequel le pays est plongé », dit Aznar.

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